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Ce qui déçoit les recruteurs

Un processus recrutement peut durer plusieurs semaines, voire des mois. Pas question donc de relâcher la pression sous peine de voir tous ses efforts réduits à néant. Des recruteurs nous révèlent 5 attitudes qui leur font faire machine arrière malgré une bonne candidature.
Ne pas tenir ses engagements
« Je vous contacterai la semaine prochaine pour vous en dire plus », « j’ai bien noté le rendez-vous de demain midi », « je vous enverrai des exemples de mes réalisations », les promesses des candidats ne manquent pas pour appuyer leur candidature.
Or s’ils ne tiennent pas leurs engagements, le recruteur, frustré et vexé par si peu de considération, rayera probablement leurs noms de la liste. « Ça m’est arrivé avec un vendeur qui possédait un profil vraiment très intéressant », raconte Pascal Favreau, gérant d’un petit commerce nantais. « Je comptais déjà l’embaucher, mais il a proposé de m’envoyer les contacts de ses anciens employeurs et aujourd’hui, je les attends toujours… Il va sans dire que j’ai recruté quelqu’un d’autre. Une personne qui ne tient pas ses engagements manque de professionnalisme et surtout, on ne peut pas compter sur elle. »
Manquer d’intérêt pour l’entreprise
À la suite d’une très bonne lettre de motivation, accompagnée d’un bon CV, un recruteur s’attend à recevoir en entretien une personne motivée par le poste et l’entreprise. Mais il arrive que des candidats très prometteurs sur le papier se présentent en touristes en entretien de recrutement, sans même s’être renseignés sur le poste à pourvoir.
« Nous sommes toujours déçus de recevoir des candidats n’ayant même pas fait l’effort de s’être informés sur l’employeur, alors qu’ils se disaient intéressés par l’offre d’emploi dans leur candidature. C’est pourtant la moindre des choses pour montrer sa motivation », souligne Chloé Berthoux-Miranda, recruteur au sein du cabinet de recrutement PointRH.
Un ingénieur demandant en début d’entretien « Au fait, de quel type poste s’agit-il ? » ; une secrétaire pensant être reçue par une entreprise de BTP alors qu’elle était en fait dans un groupe de presse ; un informaticien incapable de répondre à la question « Qu’est-ce qui vous motive dans cette offre d’emploi ? »… autant d’attitudes faisant vite déchanter les recruteurs.
Mentir pendant l’entretien
Très enthousiasmés par des candidats qui semblent compétents et honnêtes durant l’entretien, les recruteurs tombent parfois de haut lorsqu’ils se rendent comptent, à la suite de vérifications, qu’ils ont affaire à des menteurs, comme le raconte Chloé Berthoux-Miranda : « indiquer être titulaire d’un diplôme alors qu'on n'a en fait qu’une équivalence, mentir sur les causes d’un licenciement, surévaluer de beaucoup ses anciennes rémunérations,… Nous pouvons vérifier tous ces éléments à la suite d’un entretien et lorsque nous nous rendons compte que les informations indiquées par le candidat sont erronées, nous sommes franchement désappointés. »
Avancer de fausses aptitudes
Dans la famille des menteurs, les candidats qui gonflent leur savoir-faire en s’attribuant de fausses compétences ne sont pas rares non plus. Certains postes sont ainsi accordés à des employés incapables de répondre aux attentes.
Certes ils réussissent à se faire embaucher, mais rares sont ceux qui passent l’épreuve de la période d’essai. « Les candidats ne sont pas toujours honnêtes, ils peuvent jouer un rôle, témoigne Gérard Du Bouays, directeur adjoint en charge du recrutement aux établissements Parrot. Certains sont plus habiles que d’autres pour se vendre ou masquer leurs incapacités. C’est parfois difficile de faire la part des choses, mais les aptitudes avancées par le candidat seront toujours confrontées aux réalités du métier une fois en poste. Les compétences du salarié sont alors révélées au grand jour et parfois, il y a de mauvaises surprises… »
Rater sa conclusion
Terminer l’entretien sur une mauvaise note alors que tout le reste était un sans-faute a aussi de quoi désappointer les recruteurs.
C’est le cas par exemple lorsque le candidat finit l’entretien en listant toutes ses exigences en termes de vacances, horaires, avantages, salaire… sans même laisser l’ouverture à la négociation. Car l’employeur considère le plus souvent que c’est à lui d’aborder ces questions, ou du moins que ces points doivent être discutés dans un esprit de conciliation.
Sans forcément être rédhibitoire, ce type de comportement intransigeant sera à coup sûr une déconvenue pour le recruteur.
Sylvain Luneau – Benjamin Viaut © Keljob – Avril 2011
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