- Vous êtes ici :
- Keljob
- Conseils et emploi
- Chercher un emploi
- Bien mener sa recherche d'emploi
- Entrer par la petite porte : une stratégie gagnante ?
Chercher un emploi
Emploi sous qualifié et carrière
Entrer par la petite porte : une stratégie gagnante ?

Pile, j’y vais. Face, j’y vais pas. Si vous hésitez devant une offre d’emploi pour laquelle vous êtes surqualifié, il y a de meilleurs moyens pour vous décider. Keljob vous aide à différencier les vrais bons coups des faux bons plans.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point. L’adage n’est plus tout jeune, mais peut encore s’avérer utile. En ces temps de crise, certains lièvres trop gourmands risquent de se retrouver le bec dans l’eau. Et pourraient bien se faire doubler par les tortues qui sont prêtes à partir plus bas pour évoluer en douceur. « C’est la réalité du marché de l’emploi actuel, note Raphaël Martin, directeur du cabinet de recrutement Cartésio. Entrer dans une entreprise par la petite porte devient une possibilité à envisager sérieusement, cette démarche peut même parfois devenir un véritable accélérateur de carrière. »
Les secteurs propices
Dans certains secteurs d’activité, entrer par la petite porte fait un peu partie du jeu :
- La banque-assurance : « en sortie d’école, même après des études supérieures, on commence souvent par faire un peu de guichet, souligne Vanessa Remiatte, gérante associée du cabinet de recrutement Vanéfi. Mais quand le candidat a prouvé ses capacités, il prend vite du galon et l’ascension peut être rapide. »
- Le BTP : « pour les jeunes diplômés, il n’est pas rare d’accepter un poste de chef de travaux même si leur formation permet plus, explique Vanessa Remiatte. Il s’agit là aussi de valider les compétences de la personne, avant de la faire accéder à un poste plus en rapport avec son cursus. »
- L’événementiel et la communication : « souvent, pour entrer dans ce milieu, il faut passer par des stages, à des conditions pas toujours exceptionnelles, avoue Vanessa Remiatte. Mais c’est le prix à payer pour se faire une place dans ce secteur. »
Dans les autres secteurs, entrer par la petite porte peut aussi s’avérer un bon choix. À condition de bien penser sa démarche...
Ciblez les entreprises
Première règle à respecter avant de postuler à un poste pour lequel vous êtes surqualifié : bien vous informer sur l’entreprise. « Il faut avoir de la visibilité sur ce qui va se passer ensuite dans la société, sinon c’est une démarche risquée », prévient Vanessa Remiatte. Pour cela, trois questions essentielles à vous poser :
- S’agit-il d’une structure en croissance ? Il est évident qu’une entreprise qui est en train de grossir pourrait vous offrir de belles opportunités dans l’avenir. « J’ai récemment orienté un candidat qui était responsable financier vers un simple poste de comptabilité, raconte Raphaël Martin. Mais c’est parce que je savais que l’entreprise était en développement, et qu’il y aurait bientôt d’autres recrutements. À terme, il dirigera donc une équipe de comptables et il retrouvera un poste au moins aussi élevé que le précédent. »
- PME ou grand groupe ? De part sa structure et ses nombreuses filiales, le grand groupe peut paraître comme un bon choix. « Mais il faut se méfier, concède Raphaël Martin. Car dans une grande société, même si on est très efficace, c’est parfois difficile de se faire remarquer. » Alors, si vous êtes plutôt du genre discret, tournez-vous en priorité vers des structures plus réduites, où il sera plus facile de faire apprécier votre travail.
- Quid de la promotion interne ? Menez votre petite enquête sur la culture de l’entreprise en termes d’évolution professionnelle. Les cabinets de recrutement, les sites des entreprises ou les réseaux sociaux peuvent vous permettre d’en savoir plus.
Parlez de vos envies lors de l’entretien
Lorsque vous êtes en recherche d’emploi, vous n’êtes pas toujours en position de force pour évoquer vos souhaits de progression lors de l’entretien. « Mais si vous ne le faites pas, vous risquez de le regretter, insiste Raphaël Martin. Quand les choses ne sont pas claires dès le départ, la frustration peut s’installer et vous ne serez pas dans les meilleures conditions pour faire vos preuves. » Vanessa Remiatte confirme, et ajoute : « les recruteurs et chefs d’entreprise voient bien sur votre CV que vous êtes surqualifié. Donc ils ne devraient pas être surpris que vous évoquiez vos envies d’évolution. »
Fixez-vous des objectifs
Une fois installé à votre nouveau bureau, le plus dur reste à faire. Ce n’est pas parce que vous avez été embauché pour un poste en deçà de vos compétences qu’il faut se la couler douce. « Même si ce n’est pas le job de vos rêves, il faut s’investir à fond, conseille Raphaël Martin. Il faut absolument se fixer un challenge, avec des objectifs clairs. Non seulement pour éviter de s’ennuyer, mais aussi pour montrer à ses managers qu’on a les épaules pour décrocher un meilleur poste. »
Sébastien Hervier © Keljob.com - septembre 2009

LinkedIn
Facebook
Google
Windows
Digg
Yahoo
Myspace
Del.icio.us
Twitter
Scoopeo
Technorati
Bookmarks
Fuzz