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Licenciement, on se serre les coudes

L’annonce d’un licenciement est comparable à un uppercut qui vous met KO. A vous de savoir si vous voulez raccrocher les gants ou remonter sur le ring… Car cette période difficile peut aussi être l’occasion de rebondir.
Exprimez vos émotions
Quand on perd un emploi, il est légitime d’être triste ou en colère. Selon Dominique Legoubey, vos émotions doivent être exprimées quelle que soit la manière : en criant, en se défoulant sur un punching-ball, en faisant du sport… Cette ancienne DRH devenue coach insiste aussi sur la nécessité de faire son deuil avant de s’attaquer à nouveau au marché du travail : « Si vous arrivez avec des cernes et un stress profond qui vous déstabilise, vous allez griller des cartouches. »
Assurez-vous d’avoir évacué votre colère et votre tristesse. « Si vous les gardez en vous, vous les ressortirez un jour », met-elle en garde. Le plus risqué : déballer sa rancœur pendant un entretien d’embauche. Vous serez soulagé, mais le recruteur beaucoup moins !
Gardez une bonne image de vous
Vous avez un deuil à accomplir mais ce n’est pas la fin du monde, « juste une page qui se tourne ». On vous a retiré votre gagne-pain, mais pas votre vie. Dominique Legoubey se souvient d’un client qui avait pris du poids et ne se rasait plus trois mois après son licenciement. L’abandon de soi n’est pas la meilleure façon de relever un défi aussi lourd qu’une perte d’emploi. « Les personnes qui se retrouvent sans activité pensent souvent qu’elles ne valent plus rien et que leur licenciement est écrit sur leur front », observe le coach.
Au lieu de vous laisser aller, inscrivez-vous à une association, faites du sport, sortez avec vos amis… « Celui qui a une vie dynamique, on le remarque en entretien. » Cette dynamique de mouvement servira d’assise à une dynamique professionnelle. « Vous devez rester un homme ou une femme d’action malgré le licenciement », insiste Philippe Laurent, fondateur et gérant de la société Project et coaching associés. Dans tous les cas, ne restez pas cloîtré dans votre bulle. « Il faut être bien entouré pour se réconcilier avec l’image de soi. »
Misez sur l’entretien de licenciement
Votre futur se prépare pendant l’entretien de licenciement. Vous pouvez négocier une prestation de suivi afin d’être épaulé dans votre recherche d’emploi ; être assisté d’un délégué du personnel en cas de litige ou d’un avocat si la situation s’envenime…
C’est aussi le moment d’obtenir des informations concrètes sur le montant de votre indemnité de licenciement et le versement de vos congés payés. « Ces informations sont importantes psychologiquement. C’est la seule donnée tangible dont vous disposez par rapport à votre avenir », souligne Dominique Legoubey.
Prenez du recul
Pour ne pas céder à la panique, une seule solution : prenez le taureau par les cornes ! Il faut profiter de cet événement pour faire le point sur vous-même et des outils existent pour vous y aider. Vous pouvez notamment négocier la prise en charge par votre futur ex-employeur d’une prestation d’outplacement ou d’un bilan de compétences. En étant épaulé par un professionnel du reclassement, vous ferez plus facilement le deuil du poste perdu pour ensuite vous tourner vers votre avenir.
Autre possibilité : en profiter pour vous lancer dans une formation, que ce soit dans l’optique d’un changement de cap ou pour consolider vos acquis. Une expérience enrichissante et valorisante, car vous ferez fonctionner vos méninges loin du train-train professionnel auquel vous étiez habitué. « La formation permet aussi de rencontrer des gens qui ont peut-être vécu une situation similaire à la vôtre, voire plus difficile. Cela aide à relativiser sa propre situation », souligne Philippe Laurent.
Licencié après 50 ans : la valeur n’a pas d’âge
Le licenciement après la cinquantaine n’est pas une catastrophe selon Philippe Laurent, qui réfute l’idée selon laquelle on ne vaut plus rien sur le marché de l’emploi après cet âge fatidique. « Il existe beaucoup de missions à confier à des personnes qui possèdent de l’expérience et de la maturité. Ce ne sont pas des poids morts mais des perles pour la société. » Si vous êtes dans cette situation, voilà qui vous donnera un peu de baume au cœur.
Olivier Pierson@Keljob.com
Exprimez vos émotions
Quand on perd un emploi, il est légitime d’être triste ou en colère. Selon Dominique Legoubey, vos émotions doivent être exprimées quelle que soit la manière : en criant, en se défoulant sur un punching-ball, en faisant du sport… Cette ancienne DRH devenue coach insiste aussi sur la nécessité de faire son deuil avant de s’attaquer à nouveau au marché du travail : « Si vous arrivez avec des cernes et un stress profond qui vous déstabilise, vous allez griller des cartouches. »
Assurez-vous d’avoir évacué votre colère et votre tristesse. « Si vous les gardez en vous, vous les ressortirez un jour », met-elle en garde. Le plus risqué : déballer sa rancœur pendant un entretien d’embauche. Vous serez soulagé, mais le recruteur beaucoup moins !
Gardez une bonne image de vous
Vous avez un deuil à accomplir mais ce n’est pas la fin du monde, « juste une page qui se tourne ». On vous a retiré votre gagne-pain, mais pas votre vie. Dominique Legoubey se souvient d’un client qui avait pris du poids et ne se rasait plus trois mois après son licenciement. L’abandon de soi n’est pas la meilleure façon de relever un défi aussi lourd qu’une perte d’emploi. « Les personnes qui se retrouvent sans activité pensent souvent qu’elles ne valent plus rien et que leur licenciement est écrit sur leur front », observe le coach.
Au lieu de vous laisser aller, inscrivez-vous à une association, faites du sport, sortez avec vos amis… « Celui qui a une vie dynamique, on le remarque en entretien. » Cette dynamique de mouvement servira d’assise à une dynamique professionnelle. « Vous devez rester un homme ou une femme d’action malgré le licenciement », insiste Philippe Laurent, fondateur et gérant de la société Project et coaching associés. Dans tous les cas, ne restez pas cloîtré dans votre bulle. « Il faut être bien entouré pour se réconcilier avec l’image de soi. »
Misez sur l’entretien de licenciement
Votre futur se prépare pendant l’entretien de licenciement. Vous pouvez négocier une prestation de suivi afin d’être épaulé dans votre recherche d’emploi ; être assisté d’un délégué du personnel en cas de litige ou d’un avocat si la situation s’envenime…
C’est aussi le moment d’obtenir des informations concrètes sur le montant de votre indemnité de licenciement et le versement de vos congés payés. « Ces informations sont importantes psychologiquement. C’est la seule donnée tangible dont vous disposez par rapport à votre avenir », souligne Dominique Legoubey.
Prenez du recul
Pour ne pas céder à la panique, une seule solution : prenez le taureau par les cornes ! Il faut profiter de cet événement pour faire le point sur vous-même et des outils existent pour vous y aider. Vous pouvez notamment négocier la prise en charge par votre futur ex-employeur d’une prestation d’outplacement ou d’un bilan de compétences. En étant épaulé par un professionnel du reclassement, vous ferez plus facilement le deuil du poste perdu pour ensuite vous tourner vers votre avenir.
Autre possibilité : en profiter pour vous lancer dans une formation, que ce soit dans l’optique d’un changement de cap ou pour consolider vos acquis. Une expérience enrichissante et valorisante, car vous ferez fonctionner vos méninges loin du train-train professionnel auquel vous étiez habitué. « La formation permet aussi de rencontrer des gens qui ont peut-être vécu une situation similaire à la vôtre, voire plus difficile. Cela aide à relativiser sa propre situation », souligne Philippe Laurent.
Licencié après 50 ans : la valeur n’a pas d’âge
Le licenciement après la cinquantaine n’est pas une catastrophe selon Philippe Laurent, qui réfute l’idée selon laquelle on ne vaut plus rien sur le marché de l’emploi après cet âge fatidique. « Il existe beaucoup de missions à confier à des personnes qui possèdent de l’expérience et de la maturité. Ce ne sont pas des poids morts mais des perles pour la société. » Si vous êtes dans cette situation, voilà qui vous donnera un peu de baume au cœur.
Olivier Pierson@Keljob.com
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