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Entretien d'embauche jeunes diplômés
Juniors : comment convaincre les recruteurs ?

En tant que jeune diplômé, vous vous demandez ce que vous pouvez faire valoir face à un recruteur : votre expérience professionnelle se limite à quelques stages et vos savoirs sont largement théoriques… Ne partez pas perdant, vous avez vos chances !
Personnalisez l’entretien
Recherche active oblige, les jeunes diplômés enchaînent les entretiens d’embauche. Résultat, ils n’ont pas toujours le temps de se préparer correctement, et les recruteurs ressentent qu’il s’agit d’un énième rendez-vous : réponses toutes faites, manque de connaissances sur l’entreprise, voire même signes de lassitude. Pour éviter ce genre de lacunes, il est impératif de personnaliser votre préparation. « On ne le répètera jamais assez, le candidat doit être incollable sur la société qui propose le poste », insiste Antoine Lecoq, directeur exécutif de l’agence d’intérim Page Personnel . Bien sûr, vous n’avez pas toujours le temps de lire la presse spécialisée. Mais les renseignements foisonnent sur la toile, à commencer par le site même de l’entreprise. Tentez aussi de vous imaginer « en poste » : comment allez-vous gérer telle mission ? Comment réagirez-vous dans tel cas de figure ? Donnez des réponses concrètes aux questions concrètes que l’on vous posera, vous n’êtes plus dans l’univers du théorique.
Adoptez une attitude professionnelle
C’est bien souvent là où le bât blesse. Quand on sort de l’école, on ne connaît pas grand-chose du monde du travail. « Les jeunes diplômés ont du mal à se positionner comme futurs collaborateurs. Or, ce que recherchent les recruteurs, c’est quelqu’un qui a compris comment fonctionne une entreprise », explique Antoine Lecoq. Ceux qui font la différence gardent à l’esprit qu’ils se trouvent dans un milieu professionnel : ils savent comment marche une direction financière ou une direction des ressources humaines, ils adoptent un langage business, discutent des attentes du terrain, etc. Ils questionnent aussi : parce qu’ils rebondissent sur ce qu’on leur dit, reformulent pour montrer non seulement qu’ils comprennent, mais qu’en plus ils ont un bon esprit de synthèse (donc qu’ils sont professionnels !). Bref, ils alimentent l’échange.
Enfin, ils sont capables d’évoquer leur « futurum vitae », c’est-à-dire de se projeter vers l’avenir. Trop de jeunes candidats se montrent passifs à cet égard. Certes, c’est difficile quand on est un jeune diplômé. Mais mieux vaut présenter un projet professionnel plus ou moins précis, quitte à ce qu’il change par la suite, que de donner l’image de quelqu’un qui ne sait pas trop où il va.
Valorisez votre cursus
Pour mettre en avant votre (mince) expérience, évitez de faire une liste des cours que vous avez suivis, et ne racontez pas benoîtement vos journées de stage. Parlez responsabilités, actions, résultats. Puisque votre savoir-faire est limité, soignez votre savoir-être ! Soyez souriant, agréable, saluez tout le monde. Parfois, vous péchez par timidité et ne dites pas bonjour aux personnes que vous croisez dans les couloirs. Qui vous dit que l’une d’entre elles n’est pas le recruteur que vous allez rencontrer ? Quelle image pensez-vous avoir donnée en ne le saluant pas ?
Se sentir intimidé peut vous faire commettre d’autres impairs. Comme vous empêtrer dans des explications sans fin parce que votre parcours n’est pas très fluide. Sachez-le, pour tout cursus, il existe une logique. « Il faut restituer chaque information dans un contexte plus large et de façon positive. Et ne pas s’appesantir sur des détails sans importance. L’ensemble doit paraître cohérent », conseille Antoine Lecoq. Eh oui, le recruteur n’est pas votre psy ! Vous éviterez de vous épancher sur des aspects trop personnels et ne dévoilerez que ce qui est nécessaire. En le valorisant systématiquement. Ne dites pas : « je n’avais pas assez d’argent pour pouvoir continuer mes études », dites plutôt : « j’ai eu envie de travailler, car… ». Ou bien optez pour la formule : « pour des raisons personnelles, j’ai dû… Même si ce n’était pas un choix au départ, cela m’a permis de réfléchir à mes ambitions… » D’autre part, vos difficultés ne sont pas forcément négatives. Au contraire, elles peuvent démontrer votre courage, votre solidité, votre volonté.
Côté salaire, vous devrez avoir réfléchi à la question. Ce n’est pas un sujet tabou et vous ne voulez pas travailler pour la gloire. Mais ne soyez pas trop abrupt : demander, dans le même jet, tel salaire, plus les vacances, les RTT, sans oublier les tickets resto… ça fait beaucoup.
Priscilla Franken © keljob.com
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