- Vous êtes ici :
- Keljob
- Conseils et emploi
- Chercher un emploi
- Conseils entretien d'embauche
- Négocier du télétravail dès l'embauche : les bons arguments
Chercher un emploi
Négocier du télétravail dès l'embauche : les bons arguments

Les journées de télétravail sont généralement difficiles à négocier dès l’embauche. Pour mettre toutes les chances de votre côté, mieux vaut donc user d’arguments qui sauront convaincre votre futur employeur.
1. Une productivité accrue
C’est sans conteste le premier argument à avancer à votre futur patron… « Le télétravail permet, en moyenne, d’accroître la productivité de 25 % et de réduire de 20 % l’absentéisme des salariés », explique Frantz Gault, associé de la start-up LBMG Worklabs.
Pour donner du poids à cet argument, soyez le plus précis possible. Et expliquez que le temps que vous pourriez perdre quotidiennement dans les transports en commun ou dans les embouteillages pourrait, par exemple, être utilisé pour élaborer un plan de financement ou une campagne média.
Si toutefois votre interlocuteur reste de marbre, proposez-lui de regarder du côté des entreprises qui ont franchi le pas (Renault, Axa, Microsoft, Alcatel-Lucent…).
2. Une réduction de coûts
Crise économique oblige, l’entreprise que vous vous apprêtez à intégrer est dans une situation financière instable et le loyer exorbitant des bureaux qu’elle loue dans les quartiers chics n’arrange rien… « Le télétravail permet aux entreprises de réaliser des économies notables sur l’électricité, le transport, la restauration et les frais généraux de fonctionnement », énumère Nicole Turbé-Suetens, fondatrice du cabinet de conseil Distance Expert.
Durant l’entretien de recrutement, invitez votre futur patron à calculer les coûts et les bénéfices réels engendrés par le télétravail. Grâce à un outil de simulation élaboré par LBMG Worklabs, il pourra savoir en quelques clics les économies annuelles qu’il peut réaliser, notamment sur l’immobilier et le matériel informatique.
Ramenez ensuite ces gros chiffres à la réalité. « Proposez-lui qu’un autre collaborateur utilise votre bureau pendant les deux ou trois jours où vous travaillez à distance », soumet Frantz Gault.
3. Un meilleur cadre de travail
C’est un secret pour personne : la nuisance sonore des open space est source de stress pour bon nombre de salariés. « Le télétravail permet généralement aux salariés de réaliser des tâches de fond difficiles qui nécessitent une concentration optimale », confirme Marc Thiollier, directeur général d’Accenture France.
Mieux : cette organisation de travail offre une souplesse qui permet aux salariés de concilier leur vie personnelle et professionnelle. Or, un salarié épanoui est un salarié efficace !
Par conséquent, pour convaincre votre futur employeur, mettez en avant que vous vous concentrez plus facilement en étant isolé. Mais aussi que vous disposez d’une pièce avec un bureau à votre domicile. « La crainte des employeurs étant que les enfants ne viennent interférer dans le travail du salarié », confie Marc Thiollier.
4. Une période d’essai
Malgré tous ces arguments, votre futur supérieur hiérarchique reste sceptique ? Insistez sur le fait que la situation est réversible, comme le stipule l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur le télétravail. C’est-à-dire que les deux parties peuvent renoncer au télétravail si les résultats ne sont pas probants.
« Chez Accenture, une période probatoire de trois mois a été instaurée à chaque salarié souhaitant télétravailler plusieurs jours par semaine », explique Marc Thiollier. Pour que cette transition soit efficace, il faut toutefois « veiller à ce que cette période d’essai soit suivie d’un bilan complet interrogeant le patron, le manager et les collègues de travail du télétravailleur », précise Nicole Turbé-Suetens.
| Les arguments à oublier
La disponibilité
Ne faites pas miroiter à votre futur patron que vous serez plus disponible en télétravail qu’au bureau. Il risquerait de vous appeler à des heures tardives. Pour clarifier la situation, « demandez-lui plutôt de définir, chaque semaine, les objectifs que vous avez à réaliser et les modalités de suivi », conseille Frantz Gault.
La sphère privée
D’une manière générale, « les recruteurs sont peu sensibles aux arguments qui relèvent de la sphère privée », explique Nicole Turbé-Suetens. Inutile, donc, de vous attarder sur le fait que le télétravail va pouvoir vous permettre de faire du sport ou de vous occuper de votre chien malade.
La sécurité informatique
« Cet argument a tendance à refroidir les recruteurs », concède Frantz Gault. Et pour cause : le risque zéro de piratage n’existe pas lorsque les salariés d’une entreprise sont dispatchés aux quatre coins de la France. Pour ne pas effrayer votre futur patron, évitez d’aborder les questions qui ont trait à l’accès à distance aux systèmes d’informations. |
Aurélie Tachot © Keljob – Novembre 2011
Lire aussi :
Entretien d'embauche : comment répondre aux questions pas très légales
6 astuces pour bien négocier son salaire
Les bonnes réponses aux questions sur les centres d'intérêt
Faites-vous contacter par les recruteurs !
Déposez dès maintenant votre CV dans la base de CV Keljob et rendez-vous visible auprès de plus de 13 000 recruteurs.
Laissez les recruteurs venir à vous en déposant gratuitement vos CV dans la CVthèque Keljob.
Vos données personnelles seront protégées et accessibles uniquement par les recruteurs ayant accès à la Cvthèque.
Partager cet article