Conseils et emploi

5 raisons de s'intéresser à un job dans la vente directe

La vente directe, vous connaissez ? Aussi appelée vente à domicile ou vente en réunion, elle est souvent assimilée à la marque Tupperware. Mais aujourd’hui, les acteurs du marché sont très nombreux et varié. Le secteur emploie plus de 300 000 personnes qui y trouvent soit une rémunération d’appoint soit une véritable carrière.


 

1. La vente à domicile, c’est tendance !

La vente en réunion ne se cantonne plus à proposer des articles pour parfaites ménagères. Désormais, la vente directe propose vêtements, bijoux, objets de décoration et pas seulement. Pour preuve, il y a quelques jours, des amies réunies dans un élégant salon parisien s’échangent sans complexes canards vibrants, menottes molletonnées et autres boules de geishas. C’est sûr, la vente à domicile n’est plus ce qu’elle était ! « C’est quand même plus chaleureux d’organiser des réunions à la maison ou chez quelqu’un », sourit Anne-Charlotte Desruelle, l’instigatrice de cette réunion.

 

En 2006, sous le pseudo d’Annelolotte, cette ancienne avocate internationale spécialisée dans le domaine des fusions-acquisitions lance Soft Paris. Cinq ans plus tard, la marque leader de la vente à domicile de jouets coquins continue de recruter. « 99 % de nos ambassadrices sont des femmes aux profils variés. En moyenne, elles gagnent 100 € par réunion et peuvent abattre les frais professionnels. Certaines cherchent juste un complément de revenu, d’autres sont des pros de la vente. Parfois elles constituent leurs propres équipes et touchent de nouveaux pourcentages sur les ventes. J’en connais qui gagnent entre 3 000 et 5 000 € », témoigne Anne-Charlotte.

 

Et effectivement, ces beaux parcours dans la vente à domicile ne sont pas rares, mais il ne faut pas se leurrer, ils nécessitent un travail acharné.

 

 

2. Un secteur qui ne connaît pas la crise

Malgré la conjoncture, le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI) se porte bien. « La vente directe devrait mieux traverser la crise que d’autres secteurs en 2011 », analyse Jacques Cosnefroy, délégué général de la Fédération de la vente directe (FVD), chiffres à l’appui.

 

La vente à domicile, qui compte 300 000 vendeurs, a vu ses effectifs encore augmenter de 10 % en 2010. Un accord de coopération avec l’État et Pôle emploi prévoit même la création de 100 000 emplois d’ici 2013. Parmi les secteurs en progression, l’habitat se classe aujourd’hui premier avec 39 % du marché, suivi par la gastronomie (14 %), les cosmétiques et la beauté (10 %). Avantages du statut : le cumul possible avec une activité salariée comme avec l’allocation chômage, voire une pension retraite.

 

 

3. Un bon moyen de reprendre le travail… à son rythme

Amandine Germe-Manissier a vite été tentée par la souplesse que propose la vente à domicile. « Pas d’horaires imposés, pas de pression, je suis autonome et je choisis mes produits. » Après s’être consacrée à ses deux enfants de 6 et 4 ans, cette jeune maman versaillaise de 28 ans voit dans la vente directe un moyen idéal de renouer avec la vie active.

 

Après avoir assisté à quelques réunions, elle contacte plusieurs marques qu’elle utilise elle-même, compare les contrats proposés, et opte finalement pour la ligne de produits d’entretien bio Ecolavie. Après lecture du contrat, les conditions lui semblent satisfaisantes et les risques, limités. « Il n’y a pas d’investissement de départ. On laisse un chèque de caution en échange d’un premier lot généralement remboursé à partir d’un certain chiffre d’affaires. Ensuite, on décide du temps qu’on consacre à cette activité et on est rémunéré sur les marges de ventes des produits. »

 

Affiliés au régime général de la Sécurité Sociale, les vendeurs cotisent à la retraite. Mais - principal inconvénient - pas à l’assurance chômage ce qui les prive d’allocations en cas de cessation d’activité.

 

 

4. Acquérir une formation à peu de frais

« Venez pour les produits... Restez pour le métier ! » promet l’increvable Tupperware sur son site. Aujourd’hui, les marques les plus sérieuses proposent des formations à leurs nouvelles recrues. Car la vente, ça s’apprend. « Nos ambassadrices peuvent assister à des séminaires consacrés aux métiers de la vente, ajoute Anne-Charlotte Desruelle de Soft Paris. On pose quelques bases. J’ai vu des filles arriver ultra-timides, métamorphosées en trois réunions. Certaines se transforment en véritables managers ! »

 

 

5. Construire une carrière dans la VDI

Selon la Fédération de la vente directe, 10 % des effectifs exercent leur profession à temps plein avec, parfois, des fonctions d’encadrement.

 

Prenez l’exemple de Doriane Durut. Cette ambassadrice de la marque Secrète Arlette basée dans le Nord s’est lancée en 2006 pour le complément de salaire. Investissement de départ : trois chèques de 60 € en échange de 700 € de marchandise, déchirés à partir de 500 € de chiffre d’affaires par mois. « En vendant des cosmétiques, parfums, laits pailletés et quelques accessoires de charme, j’ai vite gagné 250 € par soirée », se souvient-elle. Certains mois, elle en organise jusqu’à quinze ventes. « Rapidement, j’ai ralenti mon rythme et coaché des vendeuses à mon tour. » À ce jour, Doriane coordonne 160 ambassadrices dans le Nord de la France et recrute encore. Ses revenus ? Entre 3 000 et 4 500 € par mois.

 

Céline Chaudeau © Keljob – Décembre 2011

Partager cet article

Inscrivez-vous
à la newsletter Keljob

Recevez chaque semaine les dernières actus et conseils pour vous aider dans votre recherche d'emploi.

Les recruteurs du moment

ILS RECRUTENT DANS CE SECTEUR

Pour bien trouver votre job, rejoignez Keljob sur : Infos insolites, quiz, offres d'emploi... Actu de l'emploi et conseils