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AIG : l’assureur qui n’assurait pas
Si vous vous sentez perdus dans la ribambelle de chiffres annoncés tous les matins sur les pertes de tel ou tel organisme financier, arrêtez tout. Garder en tête les records suffit. Le grand perdant de la crise actuelle se nomme American International Group (AIG.) L’assureur anglo-saxon accuse un déficit de 99,3 milliards de dollars pour 2008. D’une manière concrète, cette dette représente le coût de construction de 200 stades de France ou le prix moyen d’achat d’un peu plus 7 millions de Renault Twingo.
A la question : comment un assureur peut-il perdre plus que les banques en pleine explosion boursière ? La réponse est simple : AIG a assuré les organismes financiers…sans avoir la trésorerie nécessaire. Un comble : un assureur désargenté se portant caution des sociétés parmi les plus riches de la planète. La mécanique boursière est alambiquée. Une chose est sûre, l’effet domino a été fatal à l’assureur. Les faillites succédant aux déconvenues, les organismes financiers se sont tournés vers AIG alors incapable de tenir ses engagements. Il faut dire que l’assureur avait misé sur une hausse continue des marchés. Les gains boursiers devant assurer un éventuel appel de trésorerie. Aux USA, cette perte record sème la panique, l’Etat américain a d’ores et déjà mis la main à la poche à hauteur de 180 milliards de dollars. Si AIG coule, des milliers d’entreprises seront entrainés dans sa chute. Selon un article du journal Lemonde, l’Etat détient désormais 80% de la société. Les spécialistes évoque un coût global de 250 milliards de dollars afin d’éviter la chute de ce géant.
Antoine Vlastuin © Keljob.com
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