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Conseils et emploi
Allo …bobo, je vais être maman
23 %. C’est le pourcentage des femmes qui se disent avoir été interrogées sur leurs projets parentaux lors d’entretiens professionnels. Ce sondage CSA réalisé pour le compte de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) paraît quelques jours avant la Journée Internationale de la Femme fixée le 8 mars prochain. L’occasion de faire le point sur les femmes, les bébés, les recruteurs et les patrons.
Si je suis enceinte, vous m’offrez quand même le job ?
« En cloque », « un polichinelle dans le tiroir », une « brioche dans le four ». Avouez que ces expressions n’ont rien de glamour mais elles ne sont pas plus choquantes que les résultats de cette enquête. Les recruteurs et recruteuses sont-il des goujats ? Dans tous les cas rappelons que l’employeur ne peut interroger une femme sur son état de grossesse ou son désir de maternité. Les femmes ne sont pas tenues de déclarer leur grossesse jusqu'à la demande de congé maternité (environ 6 semaines avant la date prévue de l’accouchement). Si près d’un quart des femmes interrogées pour le compte de la Halde, avouent avoir déjà été questionnées sur le sujet, il y a souci.
La peur des préjugés
Aucun employeur ne peut refuser un poste pour cause de grossesse mais 46% des femmes enceintes qui ont répondu à l’enquête de la Halde, pensent que leur état constitue un inconvénient au bon déroulement de leur carrière professionnelle. La proportion est presque inverse pour les femmes ayant déjà eu un ou des enfants. 50 % d’entres-elles pensent qu’être enceinte ne constitue ni un avantage, ni un inconvénient. Un problème de statut, ou plutôt une mauvaise communication qui suscite des appréhensions.
Les C++ comme un emblème
La crainte d’être mal perçue en annonçant être enceinte est plus forte pour les femmes de moins de 30 ans (52%) et pour les cadres (64%). D’un point de vue régional, l’Ile de France est loin d’être considérée comme le décor idéal pour mener une grossesse (58 % d’opinion négatif) Autant dire que pour l’executive woman qui aligne les 50 heures de travail hebdomadaire au centre d’affaires de la Défense et les 2h de RER quotidien, l’idée de pouponner est sagement méditée.
Entre les biberons et la carrière, le dilemme reste vif. Moins bien payées, moins bien placées sur les postes à responsabilité mais tout autant diplômées que les hommes, les femmes ne voient pas leur situation changer. L’accession à des postes de direction reste toujours problématique pour le beau sexe Un chiffre comme un symbole : 46% des entreprises du CAC 40 n'ont toujours aucune femme dans leur comité exécutif.
Antoine Vlastuin © Keljob.com - Mars 2009
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