Conseils et emploi

Les règles de démocratie sociale dépoussiérées

Les règles de démocratie sociale dans les entreprises ont également connu un grand dépoussiérage durant l’été. Auparavant, cinq organisations (la CFDT, la CGT, la CFTC, CFE-CGC et FO) avaient le droit de prendre part aux négociations dans l’entreprise et peu importait le nombre de leurs affiliés. Désormais, seuls les syndicats « représentatifs », c’est-à-dire ayant recueilli au moins 10 % de voix aux élections professionnelles (CE et délégués du personnel), auront leur mot à dire lors des négociations. Et pour qu’un accord soit validé celui-ci devra obtenir au moins 30 % des voix du personnel mais ne pas être rejeté par des syndicats représentant 50 % ou plus des salariés. En ce qui concerne les branches et au niveau interprofessionnel, le seuil de représentativité sera ramené à 8 % et entrera en vigueur dans cinq ans au plus tard. Partant du principe qu’en démocratie la légitimité s’acquiert par le vote, cette nouvelle définition de la « représentativité » met fin à l’arrêté de 1966 qui régissait depuis plus de quarante ans les règles de la négociation syndicale.

Sébastien Tranchant © Keljob.com – septembre 2008


 

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