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Moi, olivier 37 ans, ex testeur de mauvaises odeurs

Au pays des caribous, on a de l’humour et des idées. Pour les étudiants désargentés du campus de l’université de Montréal, un laboratoire olfactométrique offre un job original : testeur de mauvaise odeur. Olivier l’a testé et nous raconte.

 

«  J’ai passé des heures à renifler des tubes à essai » explique en souriant l’ancien étudiant français débarqué au Québec en 2007. « Le principe était simple, on devait sentir des tubes qui émanaient ou non des odeurs proches de celles que l’on retrouve près d’une déchèterie ». Pas très glamour mais «  on nous garantissait avant l’étude que ces odeurs étaient non nocives ».

 

Le recrutement ? Pas très compliqué. « Le labo communiquait beaucoup sur le campus, il suffisait d’envoyer un email ou l’on donnait nos disponibilités, le labo se chargeait ensuite de nous recontacter ». Tout le monde pouvait postuler « il fallait éviter de venir trop parfumé ou avec un gel pour cheveux à l’odeur trop marquée pour ne pas fausser les résultats ». Les tests étaient réalisés directement sur le campus.

 

Pour Olivier, ce job d’appoint représentait 5 à 8h par semaine de torture olfactive pour une rentabilité largement supérieure aux canons du job étudiant classique. « Au Canada, l’équivalent du Smic est à 9 dollars de l’heure, avec ce job je touchais 15 dollars de l’heure et certains autres candidats, 25 dollars.»  L’argent n’a pas d’odeur dit maxime. La preuve par l’exemple.

 

© Keljob.com - septembre 2009

Olivier est aujourd'hui journaliste et écrivain. Découvrez l'extrait de son ouvrage intitulé " Dans mon Québec au Canada" où Olivier raconte ses séances olfactives.

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