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Souriez, vous êtes cliqués !

La nature vous a fait le physique modeste et l’esprit dégagé ? Point de souci, le web est là. Vôtre goût pour la provoc’ et la gaudriole font exploser votre quotient d’amis sur Facebook ou Myspace. Vos vidéos postées sur Youtube sont regardées en boucle. Vous êtes une star. Cette image vous en êtes fier. Pas sur que cela fasse rigoler les recruteurs de plus en plus attentif à votre web réputation. Keljob.com vous en dit plus.

Improviser une danse des canards dans les bureaux d’une  entreprise n’a jamais tué personne. Biensûr, le ridicule ne tue pas, c’est connu. Les clichés immortalisant ce moment de gloire ont fière allure sur votre compte Facebook.
Aïe ! Quand les recruteurs ne cherchent pas de candidats, ils inaugurent de nouvelles tendances comme celle de vous « googliser », comprenez : entrer votre nom sur le web et voir le(s) résultat(s). Cette dérive est connue et parfois assumée.

Certains recruteurs de la prestigieuse université de Cambridge l’avouent : un petit coup d’œil sur le web permet de mieux cerner le candidat. En cause, le succès parallèle des réseaux sociaux (Facebook, Myspace, Copaindavant..) et des réseaux sociaux professionnels (Cooptin, Linkedin, Jobmeeters, Naymz, Viadeo…). Avec le réseautage, les recruteurs n’hésitent pas à s’emparer de la toile pour prospecter en direct. La tentation est alors grande de quitter les sites « pros » et laisser la souris glisser sur des pages plus personnelles.

C’est là tout le mal dont souffre le web et ce que la CNIL veut changer.Facebook compte plus de 50 millions d’inscrits dans le monde, Myspace, plus de 100 millions. Ces « pages persos » sont visibles la plupart du temps de tous les internautes. Il est très important de prévenir les dérives. Dans le dernier rapport  de la CNIL en date du 16 mai, Facebook et Myspace sont pointés du doigt comme « dangereux ». Motifs : les données des utilisateurs ne sont pas suffisamment protégées et permettent le « fichage » des internautes.

Pour accréditer cette prise de position, La Commission nationale de l’informatique et des libertés milite pour qu’un « droit à l’oubli » soit inscrit dans le préambule de la constitution. 13 des 27 pays de l’UE ont déjà pris cette décision. En somme, chaque internaute doit pouvoir éviter les intrusions dans sa vie privée et lutter simplement contre le « traçage ». Espérons que les recruteurs seront les premiers à promouvoir ce web citoyen.

Antoine Vlastuin © keljob.com

 

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