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La bourse c’est has been

Crack, crise, déflation, …peu importe les mots utilisés pour qualifier le contexte socio économique actuel. Une chose est sure : l’emploi a connu des jours meilleurs. Tous les secteurs sont touchés, de manière violente ou non. Si l’industrie licencie à tour de bras, c’est le secteur de la finance qui se retrouve dans l’œil du cyclone. Acharnement médiatique, prise de positions politiques, remise en cause du modèle capitaliste, rien n’est épargné au monde jusqu’alors secret de la finance. Le temps de la remise en question est peu être arrivé.
La bourse n’attire pas vraiment
« La finance de marché ne représente qu’une vingtaine d’étudiants contre 80 pour la finance d’entreprise » précise d’emblée Catherine Plichon responsable programme grande école auprès du groupe ESC Rouen. Et la responsable d’expliquer que « La finance de marché reste quelque chose d’assez abstrait pour nos élèves tandis qu’au contraire, la finance d’entreprise est quelque chose de très concret ». Quand la bourse intrigue plus qu’elle ne motive, les assureurs et la banque de détail sortent gagnants dans l’esprit des étudiants.
Même son de cloche mais un peu plus alarmiste pour Christophe Villa, responsable de la discipline finance à Audencia « les étudiants sont inquiets. Quelques étudiants, qui avaient choisi l’option mathématiques financières se sont désistés à la rentrée »*. Il ne s’agit pour le moment que de cas isolés. Cependant, force est de constater l’appétit récent des institutions financières ou les banques pour les « risk manager ».
Un vent de prudence souffle sur les marchés et sur les campus. « Nos futurs diplômés ont la tête sur les épaules, ils recherchent avant tout à entrer dans une entreprise de renom» insiste Catherine Plichon. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’école se donne les moyens de satisfaire les desideratas de nos financiers en herbe. Le « corporate club » lancé par l’ESC regroupe actuellement 47 sociétés ayant signés des partenariats privilégiés afin de stimuler l’accueil des étudiants en entreprise. C’est sans surprise que l’on y retrouve près d’une quinzaine d’organismes financiers dont la Société Générale, la BNP Paribas ou encore HSBC. Vous avez dit « chouchoutés » ?
Un (léger) changement de mentalité
Des étudiants bons à marier …avec l’économie en tout cas. « Les élèves souhaitent donner un sens et une visibilité à leur carrière. La recherche de l’équilibre vie professionnelle / vie privée est importante à leurs yeux » poursuit Catherine Plichon. Une attitude qui, sur le papier, est en profond décalage avec le culte de la performance et du carriérisme prôné dans les années 80 et 90.
Le syndrome du wonderboy aux dents blanches n’est pas mort pour autant. Ne pas s’imaginer en trader à Wall Street ne change en rien les prétentions des futurs diplômés. « Nos étudiants visent l’excellence » souligne la responsable du programme grande école. En substance, la prudence vis-à-vis du marché de l’emploi ne raisonne en rien l’ambition. Les jeunes étudiants veulent se construire une carrière mais ne maîtrise pas encore les modalités pour y parvenir. Le petit jeu du « saute-mouton », visant à enchaîner les missions auprès d’entreprises prestigieuses, a encore de beaux jours devant lui. Si ce n’est pas les diplômés qui le disent, ce sont les recruteurs qui le pensent.
Antoine Vlastuin © Keljob.com – 17 décembre 2008
* propos repris dans Latribune.fr
La bourse n’attire pas vraiment
« La finance de marché ne représente qu’une vingtaine d’étudiants contre 80 pour la finance d’entreprise » précise d’emblée Catherine Plichon responsable programme grande école auprès du groupe ESC Rouen. Et la responsable d’expliquer que « La finance de marché reste quelque chose d’assez abstrait pour nos élèves tandis qu’au contraire, la finance d’entreprise est quelque chose de très concret ». Quand la bourse intrigue plus qu’elle ne motive, les assureurs et la banque de détail sortent gagnants dans l’esprit des étudiants.
Même son de cloche mais un peu plus alarmiste pour Christophe Villa, responsable de la discipline finance à Audencia « les étudiants sont inquiets. Quelques étudiants, qui avaient choisi l’option mathématiques financières se sont désistés à la rentrée »*. Il ne s’agit pour le moment que de cas isolés. Cependant, force est de constater l’appétit récent des institutions financières ou les banques pour les « risk manager ».
Un vent de prudence souffle sur les marchés et sur les campus. « Nos futurs diplômés ont la tête sur les épaules, ils recherchent avant tout à entrer dans une entreprise de renom» insiste Catherine Plichon. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’école se donne les moyens de satisfaire les desideratas de nos financiers en herbe. Le « corporate club » lancé par l’ESC regroupe actuellement 47 sociétés ayant signés des partenariats privilégiés afin de stimuler l’accueil des étudiants en entreprise. C’est sans surprise que l’on y retrouve près d’une quinzaine d’organismes financiers dont la Société Générale, la BNP Paribas ou encore HSBC. Vous avez dit « chouchoutés » ?
Un (léger) changement de mentalité
Des étudiants bons à marier …avec l’économie en tout cas. « Les élèves souhaitent donner un sens et une visibilité à leur carrière. La recherche de l’équilibre vie professionnelle / vie privée est importante à leurs yeux » poursuit Catherine Plichon. Une attitude qui, sur le papier, est en profond décalage avec le culte de la performance et du carriérisme prôné dans les années 80 et 90.
Le syndrome du wonderboy aux dents blanches n’est pas mort pour autant. Ne pas s’imaginer en trader à Wall Street ne change en rien les prétentions des futurs diplômés. « Nos étudiants visent l’excellence » souligne la responsable du programme grande école. En substance, la prudence vis-à-vis du marché de l’emploi ne raisonne en rien l’ambition. Les jeunes étudiants veulent se construire une carrière mais ne maîtrise pas encore les modalités pour y parvenir. Le petit jeu du « saute-mouton », visant à enchaîner les missions auprès d’entreprises prestigieuses, a encore de beaux jours devant lui. Si ce n’est pas les diplômés qui le disent, ce sont les recruteurs qui le pensent.
Antoine Vlastuin © Keljob.com – 17 décembre 2008
* propos repris dans Latribune.fr


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