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Les assistants funéraires vont avoir leur diplôme

Ne pourra plus exercer la fonction d’assistant funéraire qui veut. Votée en décembre dernier, la loi Sueur visant principalement à enrayer l'envolée des coûts des obsèques et offrir un statut juridique aux cendres des défunts après crémation, a aussi pointé du doigt le problème de la formation des assistants funéraires. Un diplôme sera bientôt obligatoire.
18 000 salariés (75% d’hommes pour 25% de femmes) dépendent du marché du funéraire et prennent en charge les obsèques de 520 000 personnes par an. « Papy boom oblige, en 2020, nous franchiront la barre des 800 000 décès annuels » souligne Nelly Chevallier –Rossignol, déléguée générale de la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM). Une tendance à la hausse naturellement génératrice d’emploi.
« Cela faisait une dizaine d’année que nous demandions la création d’un diplôme spécifique. Aujourd’hui il existe uniquement un diplôme de branche qui est non obligatoire. » Une situation ubuesque pour la déléguée générale au regard des responsabilités d’un pareil emploi. « Alors que n’importe quel coiffeur doit revendiquer un Brevet professionnel pour ouvrir son salon, une simple formation de 96 heures suffit pour devenir assistant funéraire » poursuit Nelly Chevallier- Rossignol. 360 personnes ont suivi cette certification depuis sa mise en place. Or, la gestion du deuil ne permet pas l’erreur. Un contrôle des savoirs devenait impératif pour prévenir les éventuels abus.
Les connaissances nécessaires pour être un bon assistant funéraire sont nombreuses et pointues : psychologie du deuil, droit des cultes mais aussi droit de la consommation (contrat obsèques) etc. Ce bagage professionnel ne s’improvise pas. La mise en place d’un diplôme spécifique prendra du temps « Cinq à six ans sans doute » enchaîne la déléguée générale. En attendant, la CPFM en collaboration avec l’Université catholique de Lille proposera dès le mois de mars prochain un diplôme du funéraire. Une centaine d’heures de cours seront dispensés aux candidats avec comme majeure : le Droit.
Si le marché de la mort est un univers discret, il affiche paradoxalement une bonne santé. « On ne rentre généralement pas dans ce secteur par vocation ou sinon il faut se poser des questions ! » sourit Nelly Chevallier- Rossignol. Malgré tout, « Il y a un faible turn-over » conclu la représentante de la CPFM « Le retour des familles est très gratifiant, les assistants funéraires sont conscients de leur utilité sociale ». A noter qu'un assistant funéraire titulaire émarge à environ 1500 euros net/mois en début de carrière. Avis aux amateurs.
Antoine Vlastuin © Keljob.com
18 000 salariés (75% d’hommes pour 25% de femmes) dépendent du marché du funéraire et prennent en charge les obsèques de 520 000 personnes par an. « Papy boom oblige, en 2020, nous franchiront la barre des 800 000 décès annuels » souligne Nelly Chevallier –Rossignol, déléguée générale de la Confédération des professionnels du funéraire et de la marbrerie (CPFM). Une tendance à la hausse naturellement génératrice d’emploi.
« Cela faisait une dizaine d’année que nous demandions la création d’un diplôme spécifique. Aujourd’hui il existe uniquement un diplôme de branche qui est non obligatoire. » Une situation ubuesque pour la déléguée générale au regard des responsabilités d’un pareil emploi. « Alors que n’importe quel coiffeur doit revendiquer un Brevet professionnel pour ouvrir son salon, une simple formation de 96 heures suffit pour devenir assistant funéraire » poursuit Nelly Chevallier- Rossignol. 360 personnes ont suivi cette certification depuis sa mise en place. Or, la gestion du deuil ne permet pas l’erreur. Un contrôle des savoirs devenait impératif pour prévenir les éventuels abus.
Les connaissances nécessaires pour être un bon assistant funéraire sont nombreuses et pointues : psychologie du deuil, droit des cultes mais aussi droit de la consommation (contrat obsèques) etc. Ce bagage professionnel ne s’improvise pas. La mise en place d’un diplôme spécifique prendra du temps « Cinq à six ans sans doute » enchaîne la déléguée générale. En attendant, la CPFM en collaboration avec l’Université catholique de Lille proposera dès le mois de mars prochain un diplôme du funéraire. Une centaine d’heures de cours seront dispensés aux candidats avec comme majeure : le Droit.
Si le marché de la mort est un univers discret, il affiche paradoxalement une bonne santé. « On ne rentre généralement pas dans ce secteur par vocation ou sinon il faut se poser des questions ! » sourit Nelly Chevallier- Rossignol. Malgré tout, « Il y a un faible turn-over » conclu la représentante de la CPFM « Le retour des familles est très gratifiant, les assistants funéraires sont conscients de leur utilité sociale ». A noter qu'un assistant funéraire titulaire émarge à environ 1500 euros net/mois en début de carrière. Avis aux amateurs.
Antoine Vlastuin © Keljob.com

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