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Conseils et emploi
Y aura-t-il de nouveaux emplois grâce à la croissance verte ?

1 actif sur 2 sera concerné par la croissance verte. Au total, 11 millions d’actifs seront impactés par ces nouvelles façons de respecter la planète. Peut-être vous ?
On compte beaucoup sur les emplois « verts » en France. 600 000 postes engendrés ou sauvés d’ici 2020, c’est le chiffre souvent évoqué et qui avait été révélé en avril 2009 par l’étude BCG. Cette prévision très controversée a pourtant été réaffirmée par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et du Développement durable, et sa secrétaire d’Etat, Valérie Létard, lors de la Conférence nationale sur les métiers de la croissance verte qui a eu lieu jeudi dernier à Paris.
Une Conférence nationale pour quoi faire ?
La croissance verte est perçue par le gouvernement comme une métamorphose de la société, une opportunité qu’il ne faut pas louper et dont il ne faut surtout écarter personne. C’est pour ne pas rater le train de la croissance verte et ses effets bénéfiques sur l’emploi que le ministre Jean-Louis Borloo a demandé à Valérie Létard de préparer un Pacte de solidarité écologique. Un projet qui prévoit notamment la mobilisation des filières et des territoires. En clair, des professionnels, experts, partenaires sociaux se sont regroupés autour de 11 comités thématiques (Transports, Automobile, Energies Renouvelables, Métiers du bâtiment, Agriculture et Forêts, Electromécanique, Raffinage et chimie verte, Tourisme, Métiers de la mer et enfin Biodiversité). Leur objectif ? Trouver la meilleure façon de se préparer aux nouveaux marchés que va créer la croissance verte et des besoins que chaque secteur va ressentir. Les synthèses de ces comités ont été présentées et discutées lors de cette conférence.
Des espoirs un peu fous
Cette grand-messe a pourtant entonné la méthode Coué car si le travail déjà accompli est significatif, la route est encore très, très longue et les espoirs placés en la croissance verte sont énormes. On attend d’elle qu’elle soit source de gisements d’emplois, qu’elle revalorise des métiers jugés anciens comme le traitement des déchets, qui prendrait alors un sens noble. On espère aussi qu’elle intègre les chômeurs, que les intervenants de cette conférence, champions de l’euphémisme, appellent « des personnes éloignées de l’emploi ». Voilà pourquoi on peut parler de miracle vert.
Un peu de concret
Aux milieux des nombreux espoirs et projets évoqués lors de cette Conférence nationale des métiers de la croissance verte, des éléments concrets peuvent être retenus :
- La formation, clé de la « green attitude » : c’est maintenant très clair, il n’y aura que très peu de création nette d’emplois. Il s’agira davantage de reconversions ou d’ajouts de compétences « vertes » à des métiers existants. La formation est donc un point essentiel et le COE (Conseil d’Orientation de l’Emploi) en appelle carrément à un « plan Marshall » pour la formation.
- On recherche des candidats niveau Bac à Bac+2 : Ces dernières années, on a formé trop d’ingénieurs pour le développement durable. Les Bac+5 sont légion alors qu’on manque cruellement de techniciens et candidats de niveau Bac à Bac+2. Bon à savoir.
- 1 actif sur 2 sera concerné par la croissance verte : même si vous ne travaillez pas dans un secteur directement touché par la croissance verte, il est fort possible que vos partenaires, fournisseurs ou clients le soit. En tout, ce sont 11 millions d’actifs qui seront impactés par les changements de la croissance verte.
Louise Fontana © Keljob.com – 2 février 2010

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