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Carrières commerciales
En 2012, les commerciaux ne connaissent pas la crise

Malgré le ralentissement de l’économie, les fonctions commerciales s’en sortent plutôt bien. Le niveau des recrutements reste constant et le marché de l’emploi leur offre de belles opportunités. Le point sur les profils recherchés par les entreprises.
« L’emploi des commerciaux est plutôt soutenu et dynamique en ce début d’année », constate Bern Terrel, directeur du département marketing et commercial au sein du cabinet Hudson.
Un paradoxe dans le contexte économique actuel ? Pas vraiment. Les entreprises qui affichent des résultats satisfaisants cherchent à renforcer leurs effectifs commerciaux pour développer de nouveaux projets ou élargir leur portefeuille clients. « En période de crise, ce sont les fonctions qui offrent le plus d’opportunités car les entreprises veulent attaquer de nouveaux marchés », confirme Bern Terrel.
Les secteurs porteurs pour les commerciaux
Les profils commerciaux ont l’embarras du choix quant aux filières vers lesquelles se tourner : aéronautique, énergies renouvelables, e-commerce, luxe, services à la personne… « Le secteur des télécoms est également très actif en termes d’embauche ainsi que celui de l’alimentaire B to C et de la grande distribution », précise Lionel Deshors, directeur associé du cabinet CCLD Recrutement.
Et si la banque et les assurances ont revu leurs recrutements à la baisse, elles n’ont pas, pour autant, cessé de recruter. « Ce secteur tend à être plus présent auprès de ses clients et il est touché par le renouvellement des générations, il est donc en demande de fonctions commerciales », assure Bern Terrel.
Des recruteurs plus exigeants
En revanche, la crise se fait sentir sur le type de candidats recherchés. Les entreprises sont devenues plus exigeantes et plus sélectives. « Elles étaient plus souples car leur budget était plus important ; elles pouvaient donc se permettre d’embaucher des profils juniors », constate Lionel Deshors.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas. « 60 voire 65 % des recrutements se font sur des profils ayant une première expérience de 3 à 4 ans, rapidement opérationnels et capables de s’adapter à la nouvelle structure », constate Bern Terrel. Une manière pour les entreprises d’assurer leurs arrières dans un contexte devenu difficile.
Agnès Wojciechowicz © Keljob – Janvier 2012
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