Carrières techniques et industrie

Ingénieur droit du travail et convention

Ingénieurs : droit et convention

L’appellation « ingénieur diplômé » La profession d’ingénieur n’est pas réglementée en France, en revanche l’appellation « ingénieur diplômé » est protégée par la loi française et réservée aux écoles habilitées par la Commission des titres d'ingénieur. Pour pouvoir utiliser cette appellation, il faut ainsi avoir suivi l’une des formations accréditées par la CTI. Environ 600 000 ingénieurs diplômés exercent actuellement en France.

Concrètement, tous les ingénieurs diplômés ont suivi une formation en cinq ans après le baccalauréat, le titre d'ingénieur diplômé délivrant automatiquement le grade de Master. Ils ont acquis une solide culture scientifique multidisciplinaire ainsi qu’une spécialisation plus ou moins forte selon les écoles. Au moins 20 % de leur temps de formation a été consacré à l’acquisition de compétences professionnelles nécessaires aux entreprises : conduite de projet, appréhension des aspects économiques et financiers du métier d'ingénieur, niveau certifié en anglais. Tous les élèves ingénieurs ont également dû effectuer au minimum 28 semaines de stage en entreprise et la plupart ont suivi un semestre de formation à l’étranger.
La convention collective du Syntec Pour les ingénieurs, comme pour les techniciens, il y a autant de conventions collectives que de branches professionnelles. Ainsi, trois ingénieurs sortant de la même école et travaillant l’un pour la métallurgie, l’autre dans une société d’ingénierie et le troisième dans la construction seront sous trois conventions collectives différentes.

Le Syntec ingénierie est l’un des syndicats professionnels s’adressant notamment aux ingénieurs. Il regroupe toutes les sociétés d’ingénierie délivrant des prestations intellectuelles dans les métiers du management de projet, des études, de la conception, du conseil en technologie, de l’innovation, du développement, du suivi de la réalisation, de l’industrialisation, de la production, de l’organisation de l’exploitation et de la maintenance ainsi que du contrôle et de la certification. Et ce, dans des secteurs aussi variés que la construction, l’industrie, l’environnement ou la technologie. Environ 80 % de leurs effectifs sont titulaires au minimum d’un bac +2.

Plusieurs accords ont récemment été conclus dans le cadre de la convention collective du Syntec, notamment dans le domaine de la formation professionnelle. « Récemment, nous avons beaucoup travaillé afin d’améliorer la formation tout au long de la vie », explique Maxime Mazloum, délégué à la formation et aux affaires sociales au sein de Syntec ingénierie. « Nous avons par exemple renforcé l’application du Droit Individuel à la Formation (DIF). » Autre nouveauté applicable à partir de début 2009 : l’ouverture de la formation professionnelle à tous les niveaux de formation. « Jusque là, la formation professionnelle était prise en charge pour les salariés titulaires d’au moins un bac +2, elle va dorénavant s’étendre aux autres niveaux de formation, principalement grâce au développement des contrats de professionnalisation. » Enfin, un accord sur l’égalité professionnelle hommes – femmes a été signé en avril 2008, l’un des objectifs étant d’établir l’équité salariale.
Laure Marcus © Keljob - Novembre 2008

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