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Carrières techniques et industrie
Métiers automobile mécatronique
L'avènement de la mécatronique

Ce nom surréaliste reflète la mutation technique de nos voitures. Impossible de concevoir, de produire ou même de conduire aujourd’hui une voiture sans l’apport de l’électronique et de l’informatique. Les compétences des ingénieurs et techniciens reflètent cette nouvelle donne et les cursus se sont adaptés.
Profession : ingénieur mécatronicien
Polyvalents, les mécatroniciens sont des spécialistes de la mécanique, bien évidemment, mais aussi de l’informatique et de l’électronique appliquées à leur domaine. Mais jusqu’en 2003, ils devaient multiplier les cursus scolaires pour acquérir cette triple compétence. Depuis, le diplôme d’ingénieur mécatronicien est devenu le sésame de l’automobile. Une vingtaine d'écoles et d'universités françaises proposent des options ou des filières menant à ce sésame.
Ces diplômés trouvent des débouchés dans la recherche et le développement, évidemment, mais aussi dans les fonctions de production, et aux achats, où ils travaillent en interface permanente avec les équipementiers qui développent et produisent pour le compte des marques. Selon les modèles, les fournisseurs spécialisés dans les équipements automobiles créent et fabriquent entre 60 et 80 % des pièces qui composent une voiture. Même si elle est toujours assemblée dans les usines du constructeur.
Profession : "Co-tech" ou "Technicien en diagnostic automobile"
Du côté de la réparation, la triple compétence est, elle aussi, de rigueur. Le « co-tech », est un technicien spécialiste des diagnostics délicats alliant électronique, mécanique et informatique. Car aujourd’hui, une voiture en panne est diagnostiquée au travers d’un logiciel adapté. Quant à la gestion électronique des moteurs, elle exige une expertise pointue.
Les mécanos bricoleurs sont donc peu à peu remplacés par des techniciens de niveau bac +2/3, qui seront peut-être épaulés par des professionnels encore plus gradés. Ce qu’espère Raymond Vié, président du conseil des régions du CNPA (Centre national des professions de l’automobile) : « La complexité des véhicules est telle que nous souhaitons mettre en place le premier diplôme de niveau ingénieur en réparation automobile ».
La rédaction © Keljob - Septembre 2008
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