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Carrières techniques et industrie
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L’effet pyramide

Depuis plusieurs années, le recrutement dans l’industrie se sépare de la conjoncture. « C’est l’effet pyramide des âges, explique Nicolas Ollivier, responsable de division Industrie & Ingénierie chez HAYS, les seniors sont pléthore, tandis que les 30-40 ans manquent cruellement à l’appel. Quant aux jeunes diplômés, ils ne sont pas assez nombreux pour combler tous les postes. » Car les filières techniques ne forment pas suffisamment de jeunes ingénieurs, techniciens et ouvriers spécialisés pour faire face à la demande. Peu sexy et souvent moins rémunérés que les fonctions commerciales ou financières, les métiers techniques attirent peu les étudiants.
2006, 2007 et 2008 ont été des années fastes, beaucoup d’industries ont recruté à tour de bras pour compenser le papy boom. « Aujourd’hui, environ deux tiers des jeunes ingénieurs ont déjà un travail en sortant des études contre environ un tiers en 2005 », estime Nicolas Ollivier. Résultat, les salaires auraient augmenté, selon le responsable de division, de 10 à 15 % depuis 2007.
Mais l’optimisme a ses limites et un ralentissement des recrutements est tout de même à prévoir en 2009. La crise touche de plein fouet la filière automobile et avec elle une myriade d’activités connexes. Les industries lourdes (métallurgie, sidérurgie, chimie lourde,…) gèlent leurs recrutements et beaucoup d’entreprises profiteront de la crise pour se restructurer.
L’aéronautique devrait bien résister car les projets sont menés sur 10 à 20 ans, en revanche des retombées pourraient se faire sentir dans quelques années. La chimie fine et l’industrie pharmaceutique tireraient aussi leur épingle du jeu. « Malgré la crise, les gens restent malades », a commenté le directeur général du groupe bioMérieux en présentant des résultats reluisants. Mais au palmarès des secteurs les plus confiants, l’énergie et le transport ferroviaire seraient les grands gagnants…
Laure Marcus © Keljob - Novembre 2008
2006, 2007 et 2008 ont été des années fastes, beaucoup d’industries ont recruté à tour de bras pour compenser le papy boom. « Aujourd’hui, environ deux tiers des jeunes ingénieurs ont déjà un travail en sortant des études contre environ un tiers en 2005 », estime Nicolas Ollivier. Résultat, les salaires auraient augmenté, selon le responsable de division, de 10 à 15 % depuis 2007.
Mais l’optimisme a ses limites et un ralentissement des recrutements est tout de même à prévoir en 2009. La crise touche de plein fouet la filière automobile et avec elle une myriade d’activités connexes. Les industries lourdes (métallurgie, sidérurgie, chimie lourde,…) gèlent leurs recrutements et beaucoup d’entreprises profiteront de la crise pour se restructurer.
L’aéronautique devrait bien résister car les projets sont menés sur 10 à 20 ans, en revanche des retombées pourraient se faire sentir dans quelques années. La chimie fine et l’industrie pharmaceutique tireraient aussi leur épingle du jeu. « Malgré la crise, les gens restent malades », a commenté le directeur général du groupe bioMérieux en présentant des résultats reluisants. Mais au palmarès des secteurs les plus confiants, l’énergie et le transport ferroviaire seraient les grands gagnants…
Laure Marcus © Keljob - Novembre 2008
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