Carrières techniques et industrie

Fiche métier technicien de maintenance

Technicien de maintenance

Missions : « La mobilité fait partie du métier »

Que ce soit pour prévenir ou pour guérir, le technicien de maintenance se charge d’entretenir les machines de production. Appelé en urgence pour réparer une panne, dépêché dans une usine pour réaliser un check up complet ou affecté à l’entretien quotidien d’un site, une chose est sûre, le technicien de maintenance n’a pas de quoi s’ennuyer.

« La mobilité fait partie du métier, souligne Christophe Dore, directeur commercial de Vediorbis Experts & Pros. Partir à l’étranger est d’ailleurs courant, par exemple pour entretenir des avions à l’autre bout du monde ». Varier les missions, se forger de l’expérience et voyager, telles sont, en effet, les motivations de Raphael Clayman, technicien de maintenance chez Bombardier Transport : « je change de site quasiment tous les ans. J’aime être itinérant, travailler sur le terrain et, bien sûr, me perfectionner sur chaque machine. »

Etre mobile fait d’ailleurs partie des qualités requises pour cette fonction, tout comme le sens pratique, le sens logique et la rigueur. « Il y a un vrai décalage entre l’image que les jeunes ont de ce métier et la réalité du terrain », regrette Christophe Dore. Il faut bien sûr aimer bricoler, mais cela ne suffit pas, il faut aussi être capable d’analyser une situation et de trouver des solutions. « Le relationnel est également important, souligne Raphael Clayman, car nous sommes la première image que les clients ont de notre entreprise ». L’autonomie est enfin de mise : travaillant souvent loin du siège, les techniciens de maintenance doivent être capables de résoudre les pannes seuls.

Salaire : Tendance à la hausse !
De 18 600 € à 30 100 €, tels sont les salaires annoncés pour le métier de technicien de maintenance dans l’édition 2008 du baromètre Expectra – Newzy. Voici une idée des variations selon les spécialités :
•    technicien de maintenance en automatismes => salaire médian : 25 950 €, salaire minimum : 21 000 €, salaire maximum : 29 890 €
•    technicien de maintenance en électromécanique => salaire médian : 24 340 €, salaire minimum : 19 500 €, salaire maximum : 26 870 €
•    technicien de maintenance en électronique => salaire médian : 22 930 €, salaire minimum : 18 670 €, salaire maximum : 26 140 €
•    technicien de maintenance en électrotechnique => : salaire médian : 23 060 €, salaire minimum : 19 590 €, salaire maximum : 28 060 €
•    technicien de maintenance froid et climatisation => salaire médian : 25 780 €, salaire minimum : 20 020 €, salaire maximum : 30 110 €

« Avec des profils aussi pénuriques, les salaires peuvent grimper très haut », assure Christophe Dore, directeur commercial de Vediorbis Experts & Pros. D’autant que lors des déplacements, les indemnités peuvent aller jusqu’à 80 € par jour. En outre, des avantages comme une voiture de fonction peuvent être proposés.

La météo du secteur : Soleil au beau fixe
« Ce métier ne connaît pas la crise ! » Selon Christophe Dore, directeur commercial de Vediorbis Experts & Pros, même si la cadence de production diminue, les industries ne pourront se passer d’entretenir leurs machines et donc d’employer des techniciens de maintenance. En outre, la profession est âgée, beaucoup de départs en retraite sont à prévoir et la filière manque cruellement de jeunes pour prendre la relève.

Les recruteurs confirment ce contexte quasi pénurique : « nous avons du mal à recruter des techniciens pour assurer la maintenance de nos trains car ce sont des profils qualifiés très demandés dans tous les secteurs », explique Jean-Michel Rémy, directeur des ressources humaines Bombardier Transport Business Unit France, Belgique, Suisse et République tchèque.

Michael Martins, qui vient de commencer à un poste de technicien de maintenance, n’a d’ailleurs eu aucun problème à trouver son emploi : « j’avais plusieurs propositions en même temps, j’ai finalement choisi de passer par le cabinet de recrutement Hays pour entrer au groupe Socomec ».

Formation : BTS et DUT en tête de liste
Les bac +2 sont les plus prisés, tels que les BTS maintenance industrielle, BTS génie mécanique, BTS mécanisme et automatismes industriels, DUT génie mécanique ou encore DUT génie industriel et maintenance. Pour autant, les BEP, CAP et bac pro peuvent aussi accéder à ce métier après plusieurs années d’expérience, en débutant en tant qu’agents de maintenance.

Frigoriste, ascensoriste, mécanique, électrique, hydraulique, productique… les techniciens de maintenance se spécialisent dès leurs études. La polyvalence est cependant appréciée, comme le souligne Raphael Clayman, technicien de maintenance chez Bombardier Transport : « nous devons être capables de résoudre toutes les pannes sur notre flotte de trains, qu’elles touchent aux pneumatiques, aux moteurs, à l’électrotechnique, à la climatisation… »

Ils en rêvent : entretenir un Airbus A380
A chaque spécialité son rêve. Le challenge d’un technicien ascensoriste serait d’entretenir l’ascenseur d’un gratte-ciel, celui d’un technicien en électrotechnique d’intervenir sur une centrale nucléaire et pour un technicien aéronautique de travailler sur l’A380.

Personnage célèbre : un technicien crooner
Le chanteur Franck Michael, célèbre pour ses tubes romantiques, était technicien en électronique dans une usine belge avant de connaître le succès en 1976. L’auteur de « Toutes les femmes sont belles » et « Dites-lui que je l'aime » a aujourd’hui plus de 300 chansons à son répertoire et plusieurs disques d'or.

Laure Marcus © Keljob.com

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