Région Est

table ronde Dis-moi quelle est ton école, je te dirai combien tu vaux

Dis-moi quelle est ton école, je te dirai combien tu vaux

Isabelle Suss, consultante en ressources humaines commerciales chez Axa, ne recherche pas de « profil-type » : « je recrute des débutants, des confirmés et des personnes qui ont 50-55 ans. Nous sommes très ouverts ». Quant à Caroline Bubacher, responsable recrutement chez Lidl, elle apprécie plus particulièrement les candidats qui ont une expérience de management dans la restauration rapide : « c’est le même cadre de travail que dans nos magasins : la gestion d’équipes nombreuses sur du temps partiel », explique-t-elle.

Pourtant, le responsable recrutement se heurte parfois à des « résistances internes ». Les compétences qu’il a repérées ne garantissent nullement la bonne entente entre le candidat et les opérationnels. Sans parler des problèmes de discrimination. Le « je veux quelqu’un comme moi », que les consultants en ressources humaines entendent souvent, signifie : blanc, moins de 40 ans et bonne éducation. Lutter contre les préjugés et convaincre les opérationnels des bienfaits de la diversité fait aussi partie du job de recruteur.

En ce qui concerne les diplômes, même combat : tel Dirigeant, diplômé d’une grande ESC parisienne souhaitera recruter davantage de profils identiques au sien. « On est dans un pays de castes. Pour les employeurs, seules les grandes écoles donnent un réel niveau d’éducation », regrette Philippe Moularde, directeur industrie et nouvelles technologies au sein du cabinet Managing. Franck Saint-Michel, responsable grands comptes chez Actua, regrette qu’on ne donne pas leur chance à ceux qui n’ont pas fait telle ou telle école : « on privilégie le diplôme à une bonne adéquation avec le poste et à la bonne entente ».

La rédaction © Keljob - Octobre 2008

Partager cet article

Les recruteurs du moment

ILS RECRUTENT

Pour bien trouver votre job, rejoignez Keljob sur : Infos insolites, quiz, offres d'emploi... Actu de l'emploi et conseils