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Région Nord
Quand faut-il parler salaire ?

Sur la façon d’aborder la rémunération lors de l’entretien, les recruteurs ne sont pas tous du même avis.
Pour Sandrine Demarets de Zodio, « il faut parler du salaire dès le premier contact téléphonique car cela peut-être un élément différenciant. Je ne trouve pas normal que le candidat apprenne la fourchette de la rémunération qu’on lui propose à l’issue d’un 3e entretien. » Même position chez Standard Industrie où le salaire est abordé dès le premier contact téléphonique : « nous leur demandons une fourchette de prétentions salariales. Je remarque que de nombreux candidats ne sont pas préparés à répondre à cette question, » regrette Pauline Bailleau.
Chez Monabanq, le sujet est abordé globalement lors du 1er contact téléphonique puis évoqué de manière plus détaillée plus tard: « En fin du premier entretien avec la RH, précise Anne-France Galet. Et nous sommes très précis : nous demandons la rémunération précédente ou actuelle et faisons préciser le fixe et le variable. D’ailleurs, les candidats restent souvent flous sur ces points. Je leur conseille de bien préparer l’entretien. Il ne faut néanmoins pas s’arrêter au niveau de salaire. Le fait de se rencontrer peut changer la donne de part et d’autre. Chacun peut être amené à revoir ses positions.Un exemple de rémunération proposé dernièrement par Monabanq pour conseiller, bac à bac+2 sans expérience : 1400 euros env. sur 13 mois + primes individuelles sur objectifs (mensuelles et trimestrielles, pouvant représenter sur l’année jusqu’à 2.5 mois de salaire en plus) + intéressement + participation. Le fixe sera plus élevé pour un candidat plus expérimenté.
Rémi Dherbecourt, consultant associé au sein du cabinet Keyman fait remarquer que certaines entreprises de la région ont une fâcheuse tendance à surévaluer leur pouvoir de séduction : « Leurs responsables sont tellement persuadés que tout le monde rêve de venir travailler chez eux qu’ils proposent des niveaux de rémunération très inférieurs aux autres avec une partie variable trop importante. Et qu’ils oublient qu’ils doivent aussi séduire les candidats et leur donner envie de venir travailler chez eux. Résultat, les candidats ne se précipitent pas. »
Photo DR : Sophie Morgand est ingénieur formateur pour le centre de formation Cesi Formation, Anne-France Galet responsable du recrutement au sein de la banque en ligne Monabanq.
Rédaction © Keljob – avril 2010
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