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Table ronde salaire : ce qui est rare est-il cher ?

Salaire : ce qui est rare est-il cher ?

Les entreprises sont-elles prêtes à faire des efforts salariaux sur les profils rares ? « Oui, mais ça peut être un jeu dangereux » répond Ingrid Brulant, responsable du recrutement chez Accord. Rester cohérent Si dans l’ensemble, les recruteurs laissent entendre qu’ils sont ouverts à la négociation, ils rappellent aux candidats qu’ils doivent tenir compte de plusieurs critères. La cohérence avec la politique interne de l’entreprise et sa grille des salaires est leur préoccupation première. « Il ne faudrait pas non plus frustrer nos collaborateurs », remarquent en cœur Nocibé et le Groupe CMH. Même réaction pour arvato services qui y ajoute la cohérence par rapport au marché. Julie de Beer, responsable du recrutement chez Oorium, raconte voir arriver « des jeunes diplômés avec des prétentions salariales énormes, parce qu’à l’école on leur a répété que c’est ce qu’ils valent. . Eh bien, on doit leur remettre  les pieds sur terre car ils doivent rester cohérent avec le marché! » Globaliser ses prétentions Pour Daniel Maciejewski, dirigeant de Norpôle Conseil, l’augmentation doit être vraiment justifiée. Elle peut s’élever entre 15 et 20 % maximum même s’il y a pénurie. « Il faut savoir globaliser ses prétentions et les adapter à ce que l’entreprise offre ». En effet, selon les sociétés, diverses compensations sont proposées aux collaborateurs : intéressement et participation aux bénéfices via l’actionnariat salarié, augmentation annuelle, offre de formation, évolution interne, commission, offre de services en entreprise (conciergerie, repassage…).

 

La rédaction © Keljob - Octobre 2008

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