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Région PACA
Comment la crise a-t-elle affecté le recrutement en région PACA ?

« Nous avons rapidement mis en place une stratégie qui consiste à prioriser les recrutements en favorisant ceux qui sont indispensables au développement de l’entreprise », explique Géraldine Gauthier, chargée de recrutement au sein d’Alinéa, ajoutant que la société fait également la part belle aux contrats professionnels et d’apprentissage. « Aujourd’hui, nous voulons investir dans nos collaborateurs de façon pérenne et avons fortement diminué le recours aux intérimaires », indique pour sa part Caroline Schwab, responsable du personnel et des ressources humaines du magasin Marseille Grand Littoral de l’enseigne de bricolage.
Pour certaines entreprises, c’est le manque de visibilité quant au renouvellement d’importants contrats qui pèse sur le recrutement. « L’embauche d’un collaborateur est désormais conditionnée par le fait qu’on ait remporté la prestation. On ne recrute plus un profil dont on sait qu’il pourrait être demandé mais uniquement quand un projet est gagné », indique Valérie Buso, chargée de recrutement au sein du Groupe Circé.
Même le secteur de l’hôtellerie-restauration, incontournable dans la région, peine à tirer son épingle du jeu. « Lors des ponts du mois de mai, les hôtels ne disposaient d’aucune réservation le vendredi mais affichaient complet le samedi : le remplissage est de plus en plus aléatoire », explique Nathalie Brunier, adjointe de direction et coordinatrice du service emploi pour l’Union patronale du Var. Le secteur rencontre par ailleurs d’importantes difficultés à recruter du personnel qualifié. Car il n’y a pas que les entreprises qui sont prudentes. Cécile Pontier, responsable des ressources humaines au sein de Futur Telecom, note une certaine résistance des candidats. « Suite à la dernière annonce que j’ai diffusée, j’ai reçu une vingtaine de candidatures en 24 heures alors que j’en recevais jusqu’à cent l’an dernier », indique-t-elle. Le cas est moins vrai pour des enseignes très connue mais les recruteurs sentent que les candidats sont particulièrement vigilants et qu’il faut, plus que jamais, les rassurer et leur présenter les atouts de leur entreprise.
« La difficulté de trouver des candidats ayant une première expérience ou déjà en poste nous pousse à ouvrir les métiers de chefs de vente aux jeunes diplômés sans expérience », explique Cécile Pontier. Il n’est pas rare que des diplômés en sport, en chimie ou encore en lettres intègrent les enseignes de la distribution, l’ouverture aux profils universitaires présentant par ailleurs un avantage pécuniaire. « Nous nous intéressons aux formations universitaires qui proposent de l’alternance car les candidats ont une expérience de terrain valorisable mais aussi des souhaits de rémunération plus justes que certains diplômés des écoles d’ingénieurs », ajoute Valérie Buso.
Photo DR : Géraldine Gauthier, chargée de recrutement au sein d’Alinéa
Lire la suite du dossier :
Les pires souvenirs des recruteurs de la région Paca
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Les recruteurs et les réseaux sociaux en 2010
Quand faut-il parler rémunération ?
La rédaction © Keljob – Septembre 2010
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