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Aux questions taboues les réponses

Les salaires risquent-ils d’être gelés en raison de la crise ?
« La crise est encore trop récente pour que l’on note un véritable changement de la politique de rémunération », explique Jean-Etienne de Bengy, directeur associé du cabinet de recrutement Circular Search. Pour autant, celui-ci ajoute que beaucoup de leurs clients ont effectivement décidé de geler l’ensemble des augmentations de salaire sur l’année 2009.

Par ailleurs, le premier réflexe des employeurs a été de privilégier le variable plutôt que le fixe, en particulier pour les commerciaux. Or ce variable risque de ne pas être très élevé au regard de la situation économique. « Les commerciaux en sont bien conscients et deviennent très réticents quant à la révision de leur partie fixe », précise Jean-Etienne de Bengy. Et ils peuvent encore se permettre de négocier puisque la pénurie de professionnels reste forte sur ces métiers.

Enfin, il faut aussi prévoir que les intéressements et participations devraient aussi être à la baisse.

Peut-on encore évoluer dans le secteur banque-assurance après 40 ans ?
« Chez Axa France, la moyenne d’âge est de 48 ans, la politique de gestion des ressources humaines tient donc naturellement compte de la présence des seniors dans l’entreprise », répond Sylvie Chevalier, consultante en recrutement chez Axa France. Dans le contexte actuel, l’âge peut même devenir un atout : les contacts et l’expérience d’un quinquagénaire sont très appréciés des recruteurs pour les fonctions à responsabilités, telles que directeur d’agence.

Peut-on interroger le recruteur sur la situation de l’entreprise ?
« C’est une question que les candidats ne doivent pas hésiter à poser, elle marque un intérêt pour la société et son actualité. Surtout dans un contexte difficile, une telle question ne fait que prouver son engagement », assure Sylvie Chevalier. A condition bien sûr de s’être bien renseigné auparavant et de faire preuve de diplomatie... Préférez « Pouvez-vous m’en dire plus sur vos perspectives économiques pour 2009 ? » plutôt que  « Etes-vous vraiment dans une situation catastrophique ? »…



Peut-on interroger le recruteur sur la situation de l’entreprise ?
« C’est une question que les candidats ne doivent pas hésiter à poser. C’est dans leur droit, et elle marque un intérêt pour la société et son actualité. Surtout dans un contexte difficile, une telle question ne fait que prouver son engagement », assure Sylvie Chevalier. A condition bien sûr de s’être bien renseigné auparavant et de faire preuve de diplomatie... Préférez « Pouvez-vous m’en dire plus sur vos perspectives économiques pour 2009 ? » plutôt que  « Etes-vous vraiment dans une situation catastrophique ? »…

La banque et l’assurance recrutent-elles des profils littéraires ?
Oui. Les accros des chiffres ne sont pas les seuls à avoir leur place dans ce secteur, même si être diplômé en banque, assurance ou commerce reste évidemment un atout de taille. « Nos recrutements sont ouverts, explique Sylvie Chevalier. Nous participons d’ailleurs à l’opération Phénix, qui consiste à donner leur chance à des candidats issus de filières littéraires ou des sciences humaines. La diversité des profils est une richesse pour l’entreprise. » La recruteuse cite l’exemple de ce diplômé en histoire médiévale recruté en tant que technico-commercial, ou de cet autre historien ayant intégré le service des ressources humaines.

La plupart des banques ont aussi adopté la méthode du recrutement par simulation, afin de repérer les compétences nécessaires chez des candidats qui n’ont, à la base, aucune formation dans ce secteur.

Severine Degallaix © Keljob.com - mars 2009




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