Banque, Bourse, Assurance

Rémunération banque assurance finance

Qui gagne quoi ?

Poste d’entrée, et surtout métier commun aux deux secteurs, le chargé de clientèle particuliers exerçant son métier depuis 3 à 5 ans peut prétendre au maximum à 32 000 euros par an s’il intègre un établissement banquier, contre 19 000 dans une compagnie d’assurances.

 

Du côté des postes intermédiaires, un auditeur interne justifiant de 0 à 5 ans d’expérience dans une banque commerciale gagne entre 35 000 et 55 000 euros brut par an, auxquels s’ajoute un variable de 5 à 10 % selon les établissements. Le même type de profil dans l’assurance empoche environ 55 000 euros brut par an, avec un variable qui peut être légèrement plus intéressant que dans la banque (entre 5 et 15 %).

 

Le contrôleur des risques de marché, après sept ans d’expérience, gagne au moins 90 000 euros brut par an en salaire fixe. En cela, ce professionnel de la banque se rapproche des actuaires de l’assurance. Particulièrement recherchés, et donc bien rémunérés pour le secteur, ces derniers peuvent compter sur un minimum de 70 000 à 120 000 euros brut par an en fixe, avec sept à dix ans d’expérience.

 

Et pour rêver un peu : quelles sont les fonctions les mieux payées ? Côté assurances, un risk manager confirmé peut gagner jusqu’à 170 000 euros brut par an. Quant aux banques, elles soignent leurs structureurs, qui peuvent prétendre à 150 000 euros par an à condition de justifier d’au moins sept ans d’expérience. « En bref, dans les deux secteurs, les métiers les plus rémunérateurs sont ceux qui demandent une expertise pointue, résume Cécile Cousteix. C’est aussi ceux où l’on retrouve les plus gros variables, par exemple dans les activités de marché. » Pour ces derniers, leur variable peut atteindre jusqu’à 100 % du salaire fixe annuel !

 

Au final, pour de nombreux métiers, les compétences sont proches entre banque et assurance, les diplômes recherchés à peu près semblables, les qualités humaines se ressemblent, le savoir-être mis en avant est le même pour les deux secteurs. Meilleurs ennemis, ils se chipent allègrement les candidats les plus courtisés, chacun avançant des arguments convaincants pour augmenter son attractivité.

 

Source : étude de rémunération 2009-2010 Robert Half

 

Suite du dossier : et où en sont les traders ?

 

Séverine Dégallaix © Keljob.com - mars 2010

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