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Distribution
Que disent les recruteurs du secteur de la grande distribution ?

Les opportunités d’emploi dans la grande distribution sont bien réelles. Cependant de nombreux candidats sont frileux face à ce secteur réputé exigeant et presse-citron. Nous avons demandé aux recruteurs de réagir à ces a priori. Voici leurs réponses. N’hésitez pas à nous envoyer les vôtres !
Des horaires impossibles ? : « Ce sont des métiers très prenants et pas toujours très appréciés par les candidats car on travaille en décalé », reconnaît Guillaume Pâris, consultant pour le cabinet JP Consultant. C’est vrai que le secteur a besoin de lève-tôt. La journée commence plus ou moins tôt selon le rayon dans lequel on travaille, mais toujours avant l’ouverture du magasin. Pour Laurent Pietraszewski cependant, cet a priori est un mythe : « chez Auchan, un manager travaille 214 jours par an, il a donc 2 semaines de RTT. De plus, nos salariés cadres ont une vraie autonomie dans leurs horaires. »
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Un milieu de machos ? Les choses semblent s’arranger. « On commence à voir des femmes à des postes de direction », témoigne Guillaume Pâris. Mais elles restent quand même largement minoritaires (1% de femmes cadres dans le secteur , Insee). « Il faut dire que certains postes de managers peuvent être assez physiques et les recruteurs préfèrent miser sur des hommes. En effet, un chef de rayon doit montrer l’exemple et mettre la main à la pâte », précise Guillaume Pâris. Chez Auchan, on travaille sur le sujet. « Nous avons mis en place un parcours de formation pour améliorer la mixité aux postes de direction », annonce Laurent Pietraszewski. De son côté, Maryvonne Labeille affirme qu’il ne s’agit pas d’un machisme forcené mais plutôt d’un « choix de vie », de ne pas posutler à une fonction très prenante…
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Des évolutions de carrière rapides ? : « Chez Auchan, 37 % de nos cadres sont issus de la promotion interne, déclare fièrement Laurent Pietraszewski. Il existe d’ailleurs un parcours de formation bien balisé pour faciliter cette ascension. » Pour Guillaume Pâris de JP Consultant, il y a des possibilités à saisir : « Cependant, il faut savoir être opportuniste et être mobile. La mobilité permet de décrocher des postes très intéressants mais les candidats veulent de plus en plus trouver un poste en bas de chez eux ! ». « C’est l’un des seuls secteurs où l’on peut encore commencer au bas de l’échelle et évoluer jusqu’à un poste de direction », reconnaît Jean-Louis Pages. Une particularité qui aiguise les appétits et qui est sans doute à l’origine de la forte concurrence entre salariés que l’on ressent dans le secteur.
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Des salaires faibles ? : Pénurie de certains profils, nombreux postes à pourvoir… Et pourtant, les salaires à l’embauche ne flambent pas.« Il ne faut pas oublier que les dirigeants de la grande distribution sont avant tout des gestionnaires, explique Maryvonne Labeille. L’inflation salariale ne fait pas partie de leurs pratiques. Ils ont des politiques salariales très tenues »,. Un directeur de magasin gagne entre 2500 € et 5000 € bruts, en fonction de la surface de son point de vente et de son chiffre d’affaires. « Des niveaux de rémunération tout à fait dans la norme, » estime Jean-Louis Pages. Alors, aucun d’espoir de gagner plus dans la distribution ? Guillaume Pâris garde espoir : « l’idée d’une inflation salariale pour attirer les meilleurs candidats commence à faire son chemin. Mais tout doucement. »
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La grande distribution n’est pas ouverte aux candidats venus d’autres secteurs ? : Les cabinets de recrutement interrogés sont unanimes et catégoriques : les employeurs de la grande distrib’ veulent des candidats ayant l’expérience du secteur et ne sont donc pas très ouverts aux profils venant d’autres horizons. Pourtant, Laurent Pietraszewski affirme fièrement le contraire : « je vous rappelle qu’Auchan a été la premier employeur à mener des recrutements sans CV de façon généralisé. Cela nous a permis de recruter des candidats sur leurs compétences et leur motivation. Résultats : nous avons embauché des candidats sans expérience de la grande distribution et d’autre avec. » Ces recrutement sans CV réalisés dans toute la France et pour tout type de poste. Pour remplacer l’envoi de CV, les candidats devaient répondre à un questionnaire en ligne.
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Louise Fontana © Keljob – 10 septembre 2010
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