Environnement

Travailler dans le développement durable, ça ne s'improvise pas !

C’est vrai, le développement durable offre de nombreuses opportunités de carrières. Mais gare à ne pas s'y lancer à l'aveuglette.


Une opportunité pour les moins qualifiés

 

Si les années précédentes, seuls les bacs +5 avaient droit de cité dans le développement durable. En 2010, les opportunités sont plus nombreuses pour les personnes moins diplômées.  Les profils hautement qualifiés sont toujours recherchés comme vous pouvez le voir dans notre article Les emplois les plus recherchés et leur salaires. Mais Valérie Létard, secrétaire d’Etat à l’écologie l’a  indiqué lors de la Conférence nationale sur les emplois verts : « Après un audit dans les différentes filières concernés par le développement durable, les besoins recensés concernent principalement des profils bac à bac +2 voire niveau bac et moins. »

 

Repérer les secteurs les porteurs

Si l’ensemble du domaine sera générateur d’emplois, certaines filières se développent plus rapidement et nécessitent plus de main d’œuvre. Aujourd’hui, les énergies renouvelables, et particulièrement le photovoltaïque, en sont très demandeuses. Le BTP n'est pas en reste, les nombreuses normes et règlementations définies par le Grenelle Environnement l'ont rendu le secteur très consommateur d’emplois verts.

Les débouchés en matière d’emplois ne sont pas les mêmes sur tout le territoire. Ainsi, une enquête menée par Trendeo a désignée l’Aquitaine et la région Rhône-Alpes comme les grandes championnes de la création d’emplois verts en 2009. Alors que l’Auvergne, le Normandie, le Limousin ou le Centre s’avèrent beaucoup moins performants. Mais on est au début de cette révolution verte et les choses peuvent évoluer dans les années à venir.

 

Passage obligé par la case formation

Le développement durable nécessite des professionnels avec une double compétence. Car si ce secteur est créateur d’emplois, il n’est pas créateur de nouveaux métiers. Par exemple,  un poseur de panneaux solaires est avant tout un électricien. Les travailleurs qui voudront se lancer dans le développement durable devront donc obligatoirement suivre une formation. Bonne nouvelle, elle devrait bénéficier des fonds débloqués dans le cadre du Fond paritaire de sécurisation des parcours. En effet, l’une de ses priorités est de financer des formations répondant à un besoin du marché du travail identifié à court et moyen terme.

 

La reconversion, oui mais avec beaucoup de motivation

Attirés par les valeurs du développement durable, de nombreux français sont tentés par une reconversion. Mais la chose n’est pas aisée. Et ce n’est pas Aminata Mondin, une ancienne acheteuse industrielle qui a  monté sa société d’installation photovoltaïque, qui dira le contraire : « Il m’a fallu suivre trois formations différentes pour mettre sur pied mon projet, dont l’une a duré un an. » Il faut dire qu’Aminata Mondin a fait le grand écart avec le milieu de l’automobile. Quelle est la recette du succès de sa reconversion ? «  Une très grosse motivation et beaucoup de convictions, c’est essentiel. Le soutien de mes proches a aussi été important, car c’est très dur », reconnaît-elle.

Louise Fontana © Keljob – 29 mars 2010

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