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Les créneaux d'avenir

S’il n’existe pas de profil « idéal », on peut distinguer des métiers d’avenir et d’autres pour lesquels la demande des entreprises n’est pas prête de se tarir.
Parmi ces derniers, Nadia Cottez (cabinet Talisphère), cite volontiers « tous les métiers qui requièrent une longue formation ou de l’expérience. Que ce soit sur l’administration de biens, la gestion de copropriété ou la promotion, les candidats ayant à la fois des connaissances juridiques, économiques et techniques sont particulièrement bien cotés. Les métiers de syndics ou de gestionnaires de copropriétés entre autres sont très friands de ces triples compétences. En transaction également, avoir des connaissances juridiques est un atout non négligeable. »
Quant aux nouveaux métiers, Nadia Cottez parlerait plutôt de professions « qui existent déjà mais pour lesquelles nous avons à faire face à de nouvelles exigences. C’est notamment le cas des métiers du diagnostic technique. De nouvelles structures apparaissent du fait de nouvelles lois. Même au sein des groupes immobiliers, à qui la loi interdit de pratiquer directement le diagnostic, on apparaissent des activités de courtage en diagnostic, donc des besoins de recrutement sur ce domaine...»
Sylvie Roger (Icade) y ajouterait « tous les métiers liés à l’environnement, au développement durable et aux partenariats public/privé, notamment dans le domaine de la santé. D’ailleurs, les jeunes diplômés ont déjà commencé à s’y intéresser. »
D’autre part, Sylvie Roger signale aux étudiants à la recherche de débouchés susceptibles de leur assurer un métier que « les métiers techniques offrent une garantie d’emploi depuis 10 ans et continueront sans nul doute à en offrir. La pénurie d’ingénieurs climatisation ou de techniciens ne va pas se résorber car ils ont des savoir-faire qui continueront à être très recherchés. »
Autre piste pour les plus courageux, les métiers dits « pénibles » comme ceux de la copropriété où il faut parfois rester jusqu’à 22 heures pour assister aux réunions de clients. Ces horaires tardifs font fuir pas mal de candidats. « Mécaniquement, analyse Sylvie Roger, ceux qui sont capables d’accepter cette contrainte ont un atout de taille par rapport aux autres. Ils deviendront un profil très rare, donc très recherché, du fait des évolutions de la société qui va plutôt vers le refus que vers l’acceptation des contraintes. »
Selon Valéry de la Bouralière (Century 21 France), « les profils ayant le plus d’avenir sont ceux qui ont un bon niveau de formation initiale et des qualités humaines qui leur permettent d’être perméable à l’information, de faire éponge dans un environnement nouveau, d’apprendre notre métier sur le terrain. Les agences immobilières sortent du monde de l’artisanat et les recruteurs ont besoin de profils ayant de réelles compétences, de l’épaisseur. Epaisseur acquise soit par l’obtention d’un diplôme de l’immobilier, soit si le candidat est de niveau inférieur à bac +2, il devra avoir une solide expérience commerciale, pas nécessairement dans notre secteur, mais il doit avoir un vécu. Dès que nous les intégrons, nous les formons aux outils, aux process, aux méthodes Century 21 afin qu’ils développent au fil du temps une vraie maturité professionnelle, cette fameuse « épaisseur ». Qu’ils acquièrent une aptitude à parler de leur cœur de métier mais aussi de sujets périphériques au métier lorsqu’ils sont face à un client. Et puis, cette maturité les rend plus autonomes dans leur organisation, leurs permet de remporter des succès, de prendre plus de plaisir. Quelqu’un qui prend du plaisir dans son métier s’engagera plus pour réussir. La réussite venant renforcer le sentiment de plaisir… C’est un vrai cercle vertueux. »
Jennifer Burtin (European Homes) met l’accent sur les métiers du développement et de l’aménagement : « En amont de la construction, la recherche foncière va demander de plus en plus de profils de haut niveau technique et juridique car les règles d’urbanisme se complexifient. Des profils bac +5 en droit de l’urbanisme ou droit public seront de plus en plus prisés. Et comme il ne suffit plus de prendre sa voiture et de sillonner le territoire pour repérer des terrains à bâtir, on a besoin de juristes ayant en outre des qualités relationnelles pour discuter avec tous les types de publics : des agriculteurs, des maires, des particuliers, etc. »
Pour Charlotte Dechamps (Keops), le métier de consultant en immobilier d’entreprise « s’est déjà singulièrement développé ces dernières années. Il restera un métier d’avenir pour la personne qui aura su développer des compétences juridiques, techniques et financières toujours plus pointues. Les métiers de l’investissement ont également un bel avenir. Paris est aujourd’hui la 2e métropole mondiale en terme d’investissements immobiliers. Nous nous dirigeons vers une « financiarisation » croissante du métier puisque la notion d’investissement devient désormais prépondérante. »
La rédaction © Keljob - Septembre 2008
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