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Immobilier
L’immobilier retrouve le sourire

Le marché de l’immobilier redécolle. Un constat des professionnels du secteur, et pas seulement une simple projection théorique. Conséquence directe : les recrutements redémarrent surtout pour les postes de Conseiller.
La sortie de crise, tout le monde en parle. Et tout le monde guette un signe de reprise en regardant de très près ce baromètre de l’économie nationale qu’est le marché immobilier. Les professionnels du secteur ont évidemment les yeux rivés sur les chiffres. Notamment à la FNAIM (fédération nationale de l’immobilier), ou l’on guette le moindre frémissement. Et depuis ce mois de janvier, les indicateurs ont retrouvé la couleur verte qui leur va si bien. Dans sa note conjoncturelle de ce début d’année, l’organisme ose même employer le terme tabou de sortie de crise. Les responsables de l’enquête constatent une hausse des prix de 3,2% dans l’immobilier ancien et une baisse des taux d’intérêts sur la même période qui se stabilisent à 3,79%. L’effet cumulé de ces deux éléments permet d’évoquer une reprise, même si elle n’est encore que prudemment exprimée.
Une embellie constatée sur le terrain
Une reprise que Laurent Vimont ressent lui aussi, au-delà des chiffres. Président de Century 21, leader des réseaux d’agences immobilières avec plus de 15% de parts de marché des professionnels, il a pris le pouls des acheteurs au cours des multiples tours de France de ses agences. « Contrairement à ce qu’ont pu noter de nombreux observateurs, je pense que l’immobilier est une valeur refuge en cas de crise. Les gens se disent que s’ils se retrouvent un jour sans travail, mieux vaut être propriétaire, plutôt que locataire. » D’autant que les prêts immobiliers sont assortis d’assurances chômage. Pas les baux de location. « Mieux, nos statistiques internes montrent que les investisseurs, qui achètent pour louer, sont de plus en plus nombreux parmi les employés et ouvriers. Alors qu’auparavant, cette pratique était réservée aux CSP+, c’est-à-dire aux cadres et aux professions libérales. »
70 nouvelles agences cette année.
Ce nouvel optimisme pragmatique va s’exprimer très concrètement chez le franchiseur immobilier. « Nous envisageons la création de 70 nouvelles agences cette année ». Ce qui va porter leur nombre à 970 à travers la France, « contre 950 avant la crise ». Et là encore, les secousses engendrées par les chutes des ventes de la fin 2008 et du début 2009 plaident en faveur de l’enseigne. Car la plupart des recrues de la franchise sont d’anciennes agences immobilières indépendantes. Etant isolées, elles ont évidemment eu plus de mal à surnager que des réseaux organisés. « Et même industrialisé, en ce qui nous concerne », ajoute Laurent Vimont.
Une reprise des recrutements
Car la clé de la force de frappe du premier réseau d’agences françaises réside dans le dispositif ultra complet mis à la disposition de ses adhérents. Du recrutement à la formation (lien vers deuxième article) en passant par des outils juridiques, de marketing, de communication et de gestion, rien n’est laissé au hasard, et rien n’est négligé pour que l’enseigne soit leader sur chaque zone où elle s’implante.
Les outils sont essentiels, mais les hommes, eux, sont indispensables dans un marché aussi complexe que l’immobilier. « Il n’y a pas d’acte d’achat ou de vente plus affectif que celui d’une maison ou d’un appartement. Et la relation avec le conseiller est primordiale. D’où l’importance que nous donnons au recrutement, » insiste Laurent Vimont. Et si la grande majorité des 1 100 recrutements actuellement en cours est décidée et réalisée par les franchisés, ces derniers sont soutenus par l’enseigne dans ce domaine également. Par le biais de la diffusion des offres d’emploi, bien sûr. Mais aussi de la formation des nouveaux arrivants, « et de la gestion de leur carrière. On ne vient pas chez nous uniquement pour vendre des maisons et s’en aller ailleurs. On vient pour évoluer ». Résultat : chez Century 21, le taux de turn-over est le plus bas du secteur. Il s’élève à 20% seulement, contre 50% chez ses concurrents. Surtout en temps de crise. Les offres d’emploi enregistrent déjà une légère hausse dans le secteur de l’immobilier.
La rédaction © Keljob.com – Février 2010
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