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Florence, hôtesse de l’air « je ne voulais pas du métro/boulot/dodo »
Florence, hôtesse de l’air « je ne voulais pas du métro/boulot/dodo »
Passer son temps à voler ? « Un rêve depuis toute petite » clame Florence, hôtesse de l’air depuis deux ans. Celle qui redoutait le train-train quotidien et avait soif d’escales lointaines est servie. Un jour Moscou, l’autre à Milan ou sur un autre continent, les journées et les nuits d’un PNC (personnel navigant commercial) n’ont rien de bien comparable aux métiers de bureaux.
Eh oui, accumuler les miles à quelques milliers de pieds d’altitude n’est pas une sinécure. « 50 % de mes horaires sont normaux et 50 % sont de nuit » témoigne la jeune femme. Un rythme décalé qui demande une hygiène de vie irréprochable au risque de ne pas tenir la distance. « Je suis obligé de régler mon sommeil en permanence selon les vols. Ma vie sociale en pâtit forcement » A Roissy, ses premiers vols sont à 6h du matin. En escale c’est souvent à 3h du matin qu’il faut décoller. Un écart et c’est le Jet lag assuré. « Devoir lutter contre le sommeil dans un avion où tous les passagers dorment relève de l’exploit » ironise Florence.
Alors que le corps et l’esprit ne demandent qu’a épouser les bras de Morphée, il faut se montrer à l’écoute et disponible comme sur un vol de jour. Pas vraiment des vacances surtout lorsque la nuit dure encore et encore par la magie du décalage horaire.
Un PNC peut assurer jusqu'à 80h de vol par mois. Un rythme de travail qui nuance le tableau idyllique que peut dresser le quidam de son travail. Si Florence ne regrette pas son choix de carrière, elle avoue à demi-mot être un peu « déçue ». La concurrence aérienne amène une gestion des coûts au cordeau et donc une optimisation des vols. En bref, plus de vols et moins de repos. Une cadence qui lui fait aujourd’hui préférer les moyens courriers aux longs courriers. « Je décolle plus mais je dors plus souvent dans mon lit et j’ai moins de décalage horaire à devoir encaisser ».
Antoine Vlastuin © Keljob.com
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