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Harcelement au travail
Harcèlement au travail : comment réagir ?

La seule idée d’aller au bureau vous donne des sueurs froides et des palpitations ? Angoisse, stress, dépression… les conséquences du harcèlement moral ou sexuel sont dévastatrices, au niveau personnel et professionnel. Si cet article vous concerne, réagissez !
Harcèlement moral
Sarcasmes répétés, « mise au placard », propos calomnieux, menaces, privation ou surcroît de travail… le harcèlement peut être purement gratuit et pervers dans le simple but de détruire, de briser psychologiquement la victime. Mais il peut aussi être mis en œuvre pour « pousser un salarié dehors », en évitant le licenciement.
Selon le code du travail, « le harcèlement moral se manifeste par des agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits de la personne du salarié au travail et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».
Harcèlement sexuel
La promotion canapé vous pensiez que c’était fini… avant qu’une main posée sur votre cuisse ne vous fasse comprendre le contraire. Sachez qu’il ne faut pas forcément qu’il y ait répétition des faits : un seul acte peut être constitutif d'un abus d'autorité.
Comme le précise le code du travail, « il y a harcèlement sexuel lorsqu’une personne agit en vue d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers. Il peut prendre des formes diverses : chantage à l’embauche ou à la promotion, menaces de représailles en cas de refus de céder à des avances sexuelles. »
Vos recours
Première chose à savoir : victime comme témoin, si vous allez devant la justice, vous serez protégé. Toute mesure discriminatoire (reclassement, rémunération…), sanction ou licenciement sont interdites par la loi.
Intenter une action auprès du conseil de prud’hommes est la démarche la plus courante*. Depuis 2003, la victime doit établir des éléments de faits laissant supposer l’existence du harcèlement et il incombe ensuite à la défense de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d’un harcèlement. Attention, ceci n’est pas valable en matière pénale, régie par le principe de la présomption d’innocence.
Les syndicats de votre entreprise peuvent engager une action à votre place si vous le souhaitez et se porter partie civile devant le juge pénal. L’auteur des faits est passible d’une sanction disciplinaire ou d’un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
Vous n’êtes pas le ou la seul(e) et il n’y a pas de honte. Contrairement à l’idée répandue, le profil type du « harcelé » n’existe pas et ce ne sont pas forcément les personnes les plus fragiles qui deviennent les boucs émissaires de ce genre de pratique. Demandez conseil au médecin du travail, aux représentants du personnel, à l’inspection du travail ou à une association de lutte contre les discriminations.
* Dans le cas de harcèlement sexuel, la plainte peut aussi être déposée auprès du procureur de la République, du commissariat de police, de la gendarmerie ou du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance.
Magali Morel © keljob.com
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