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Savoir négocier son salaire
L'art de la négociation salariale

Vous trouvez qu’il est temps pour vous d’obtenir une augmentation de salaire ? Attention à ne pas agir à la légère, il faut se montrer très bon communicant dans cet exercice. Suivez le guide...
Choisissez le bon moment
Vous ne pouvez pas demander une augmentation n’importe quand. Si vous venez d’être embauché, il est en général conseillé d’attendre 6 mois avant d’espérer une hausse de salaire. Mais le moment idéal demeure celui de l’entretien annuel, quand vous ferez le bilan de l’année écoulée et fixerez les nouveaux objectifs avec votre supérieur. N’hésitez pas à vous lancer, dans la mesure où votre évaluation est favorable bien sûr ! D’autres périodes peuvent s’avérer propices à une augmentation : si les résultats de l’entreprise sont confortables (évitez quand même la période du bilan comptable ou celle des nouveaux investissements…), suite à une surcharge de travail importante ou d’excellents résultats de votre part.
Sachez également qu’une négociation salariale se fait en deux temps : d’abord vous présentez vos arguments, ensuite vous faites une proposition chiffrée.
Préparez bien vos arguments
Des faits, des faits et encore des faits. Votre argumentation doit exclusivement se baser sur des éléments concrets : vous avez atteint – voire dépassé – vos objectifs, vous avez fait gagner tant à l’entreprise, vos tâches se sont diversifiées, vos compétences se sont améliorées (qualité et rapidité d’exécution, initiatives, idées), vous vous impliquez dans la vie de l’entreprise, vous vous investissez personnellement quand c’est nécessaire (s’il faut rester plus tard le soir, arriver plus tôt le matin, vous le faites). Inutile d’évoquer votre envie de déménager, le coût de la vie de nos jours ou toute difficulté d’ordre privé… Cela ne concerne en rien votre patron ! Ce qui l’intéresse, ce sont vos apports, votre motivation et votre potentiel. D’autre part, il ne faut surtout pas évoquer votre ancienneté, ce n’est pas dans les usages. C’est une chose qui compte, implicitement, mais qui ne doit pas être avancée clairement. Quant à votre niveau de formation, l’argument est maladroit. Dites-vous bien que vous n’êtes pas le seul à être diplômé...
Adoptez la positive attitude
La positive attitude, c’est avant tout éviter toute attitude agressive et conflictuelle. Menacer « d’en faire moins » si vous n’obtenez pas ce que vous voulez vous décrédibilisera définitivement aux yeux de votre employeur. De même, comparer votre rémunération à celle, supérieure, de votre collègue ou, pire encore, critiquer la qualité du travail de ce dernier, vous mènera droit dans le mur. Non content d’avoir démontré votre mauvais esprit, vous avez oublié une chose essentielle : VOUS êtes le sujet de cette conversation, seuls vos efforts comptent. Face à un refus, pensez à proposer d’autres arrangements, comme l’attribution d’une prime ou des avantages en nature. Le but est de finir par trouver un terrain d’entente. Aboutir à une situation sans issue... peut vous coûter cher !
Priscilla Franken © Keljob.com- Juin 2008
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