[Etude] L'impact des réseaux sociaux sur la décision des recruteurs
Louise Fontana © Keljob | 08 mars 2012
Votre réputation numérique sur les réseaux sociaux peut-elle influencer un employeur à qui vous avez adressé une candidature ? C’est le sujet d’une étude européenne menée par le cabinet Robert Half auprès de 2000 recruteurs.
La présence grandissante des réseaux sociaux dans notre quotidien pose la question de leurs conséquences sur les chercheurs d’emploi. Pour éviter qu’un détail de la vie privée d’un candidat visible sur les réseaux modifie l’opinion d’un recruteur, l’association A Compétence Egale a rédigé la Charte réseaux sociaux, internet, vie privée et recrutement, dont Keljob est partenaire. Elle regroupe aujourd’hui 108 signataires, professionnels du recrutement, qui s’engagent notamment à ne pas utiliser les réseaux sociaux afin d’enquête sur les candidats.
Mais qu’en est-il dans les faits ? C’est la question à laquelle Robert Half a voulu répondre. 2000 recruteurs ont été interrogés en Europe. En France, les résultats sont troublants : 32 % des recruteurs excluraient un candidat hautement qualifié avec un très bon CV s’il découvrait une information négative ou gênante sur les réseaux sociaux comme Facebook, Copains d’avant ou Twitter. Parmi ces recruteurs qui excluraient le candidat, 25 % donneraient une explication, 7 % n’en parleraient pas.
Les recruteurs allemands sont également 31 % à exclure le candidat mais ils sont plus nombreux à ne pas donner d’explications (11 %). Dans ce sondage, ce sont les luxembourgeois qui sont les plus nombreux à ne pas donner d’explication (15 %) et les Italiens les plus nombreux à le faire mais en donnant une explication (32 %).
Ce sont les recruteurs Tchèques et Suisse qui se distinguent par leur éthique dans ce domaine. Ils sont respectivement 12 % et 23 % à déclarer exclure un candidat s’il trouve un élément gênant sur les réseaux. Ils sont également les plus ouverts à la discussion : 67 % et 58 % répondent “C’est à voir… le candidat sera interrogé pour une décision ultérieure”
L’étude ne précise pas dans quelle mesure les recruteurs se rendent sur les réseaux sociaux pour faire des recherches sur un candidat et surtout quels sont les types d’éléments qu’ils jugent négatifs ou gênants.
Le mieux c’est donc de se prémunir en faisant attention à son acticité sur les réseaux. « Verrouillez vos profils sur les réseaux sociaux personnels et au contraire, soyez visibles et actifs sur les réseaux sociaux professionnels », conseille Olivier Gélis, directeur général de Robert Half International France.


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