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6 conseils pour obtenir la réponse d'un recruteur

Attendre le retour d’un recruteur peut être très frustrant. Voici 6 astuces pour vous donner toutes les chances d’obtenir une réponse après avoir envoyé votre candidature ou avoir été reçu en entretien, sans tomber dans le harcèlement !

1. S’assurer de la réception de votre candidature

La plupart du temps, vous recevez une confirmation par mail après l’envoi d’une candidature. Mais si ce n’est pas le cas, le b-a.ba, c’est de vérifier. « Il arrive parfois qu’un CV se perde ou que le recruteur soit absent. Le candidat ne doit donc pas hésiter à solliciter un accusé de réception de la candidature par mail », conseille Louis Grummer, directeur d’ABC For Value.

2. Le piège de la relance par téléphone

La relance téléphonique obéit à certaines règles : il ne faut appeler ni trop souvent, ni trop tôt. « Appeler 5 ou 6 fois par jour n’est définitivement pas la bonne stratégie, explique Jean-Christophe Thibaud, dirigeant du cabinet Lectia. En revanche, téléphoner une ou deux fois en expliquant la raison de son appel et envoyer, juste après, un mail assez court pour rappeler sa démarche peut porter ses fruits. »

Le consultant explique qu’il lui est arrivé de revoir son jugement sur certains candidats après une demande de retour intelligemment construite et courtoise. Quoiqu’il en soit, mieux vaut attendre un minimum de 15 jours après l’envoi du CV pour relancer un recruteur.

3. Passer les barrages

Avant de décrocher votre téléphone pour obtenir le feedback du recruteur, assurez-vous d’avoir toutes les informations nécessaires : référence de l’offre, intitulé du poste, nom de la personne…

« Beaucoup de candidats nous appellent sans savoir à quelle annonce ils ont répondu, note Stéphane Thiriet, consultant manager au sein du cabinet Attitudes. Ils oublient que nous gérons plusieurs missions simultanément. Il faut donc disposer d’un maximum de renseignements pour passer le maximum de barrages. »

D’autre part, veillez à soigner le ton. « Il faut rester diplomate et éviter les reproches », ajoute Stéphane Thiriet. En effet, vous n’obtiendrez rien en étant agressif ou désagréable.

4. Essayer de comprendre le refus

Lorsque l’on est confronté à un refus par mail sans explication, il suffit parfois de relire l’offre d’emploi pour en comprendre les raisons. Les annonces comprennent généralement de nombreux pré-requis, certains sont secondaires mais d’autres sont incontournables aux yeux des recruteurs.

Si votre profil ne colle pas en tout point avec les compétences demandées, c’est que celles qui vous manquent sont jugées essentielles par l’entreprise. « Il y a des compétences déterminantes pour un poste tels qu’un diplôme, une expérience professionnelle dans un domaine précis, la maîtrise d’une technicité », explique Louis Grummer.

Si toutefois l’analyse approfondie des annonces ne vous renseigne pas, « le meilleur moyen de savoir pourquoi vous n’avez pas été retenu est encore de poser la question », explique le directeur. Interrogez notamment le recruteur sur ce qui a fait la différence avec les autres candidats en lice.

5. Se renseigner sur le timing du processus de recrutement

Il est plus aisé d’avoir un retour lorsque l’on a rencontré le recruteur. L’usage veut qu’à la fin de l’entretien, l’interlocuteur vous fournisse des indications sur la suite des événements. S’il ne le fait pas, c’est à vous de prendre l’initiative.

« Proposez au recruteur de le recontacter sous une dizaine de jours s’il ne se manifeste pas avant. Cela vous permettra d’avoir un engagement moral avec lui », propose Jean-Christophe Thibaud. Entre temps, n’hésitez pas à lui envoyer un “mail du lendemain ” pour le remercier et synthétiser les points forts du rendez-vous.

6. Obtenir un premier retour dès la fin de l’entretien

« À la fin de l’entretien, vous pouvez directement demander au recruteur un avis sur votre prestation ainsi que des conseils », soumet Jean-Christophe Thibaud.

« Il faut également le questionner sur vos points positifs, une démarche qui peut s’avérer opportune lors des entretiens qui pourraient suivre », souligne Stéphane Thiriet. Si votre seuil de résistance au stress a été atteint pendant l’entretien, vous pouvez poser ces mêmes questions un peu plus tard, au cours d’un rendez-vous téléphonique.

 

Savoir relativiser

Si, malgré vos relances, votre interlocuteur s’enferme dans un mutisme complet, ne vous découragez pas. Cette situation, si elle est rare, peut s’expliquer de plusieurs façons. « Le job a pu être supprimé ou pourvu en interne par cooptation. Dans tous les cas, il faut faire la part des choses », insiste Stéphane Thiriet.

Le processus de sélection peut aussi avoir été mis en stand-by. Pour Jean-Christophe Thibaud, « c’est une erreur de se remettre personnellement en cause. Il faut plutôt s’interroger sur sa démarche, sa stratégie de recherche ainsi que sur les personnes et entreprises ciblées. »

 

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