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Chômage de longue durée : comment faire repartir sa recherche d'emploi

Difficile de rester motivé lorsqu’on est au chômage depuis plusieurs mois, a fortiori depuis plusieurs années. La recherche peut s’essouffler et le candidat perdre pied. Voici 5 conseils pour redynamiser ses démarches et retrouver la détermination du premier jour.

1 Améliorer son estime de soi

« Le chômage de longue durée crée une situation de vulnérabilité chez le chercheur d’emploi », constate Bernard Soria, administrateur de la SF Coach. Lorsque la recherche se prolonge dans le temps, le candidat passe par des phases de doutes, en particulier lorsqu’il essuie des refus répétés. « L’estime de soi est mise à mal, constate la coach Caroline Carlicchi. Il faut donc aller chercher des signes de reconnaissance auprès de sa famille et de ses amis, en leur demandant un retour positif sur ce qu’on fait de bien. » Il faut avoir une image positive de soi-même pour être à même de se “vendre” auprès d’un futur employeur.

Chômage de longue durée : comment faire repartir sa recherche"Lorsque la période de chômage dure trop longtemps, le candidat doit prendre conscience de la nécessité de changer de méthodes."

2 Prendre un rythme de salarié

Lorsqu’une personne est sans emploi depuis plusieurs mois, elle rompt progressivement avec la cadence qui structure une vie professionnelle. D’où l’intérêt d’essayer de conserver le rythme d’un salarié. On peut, par exemple, dédier chaque matinée à la recherche d’offres d’emploi et à l’écriture des candidatures et réserver chaque après-midi pour relancer les recruteurs ou se rendre à des événements (salons, opérations de jobdating, conférences…) organisés par les entreprises.

Cela ne veut pas dire qu’il faut être au “taquet” 24/24 et 7j/7. Comme n’importe quel travailleur, il faut savoir se réserver, dans la journée, des moments de pause pour éviter de saturer. Idem pour les congés, que l’on aurait tort de ne pas s’octroyer pendant les périodes creuses de l’année. Tout cela aide aussi à prendre du recul par rapport çà la situation. « Les demandeurs d’emploi doivent penser à faire des pauses afin de clarifier leur vision professionnelle », conseille Caroline Carlicchi.

 

3 Se servir de l’échec pour rebondir

Pas facile de garder la tête haute lorsqu’on accumule les réponses négatives. Néanmoins, il est possible et même recommandé de transformer ces refus en expérience positive. « Il faut tout d’abord se dire qu’un échec permet de rebondir, puis il faut se demander comment faire les choses différemment, explique Caroline Carlicchi. On doit essayer de contacter le recruteur qui a rejeté la candidature afin de collecter le maximum d’informations sur ce qui n’allait pas. » Écart comportemental ou technique, inadéquation de l’expérience, CV mal construit, entretien peu concluant… L’identification du problème permettra de corriger le tir lors des prochains actes de candidature.

 

4 Revoir ses outils de recherche

Des documents mal construits peuvent parfois expliquer une recherche d’emploi infructueuse. « Lorsque la période de chômage dure trop longtemps, le candidat doit prendre conscience de la nécessité de changer de méthodes », rappelle Bernard Soria. Il faut donc revoir le CV afin de s’assurer qu’il est lisible, impactant et qu’il contient les mots-clés présents dans les annonces auxquelles on postule.

Il convient aussi d’assurer sa présence sur les sites d’emploi en y déposant son CV et en le remettant à jour régulièrement, cela permet d’obtenir une visibilité numérique auprès des recruteurs. Et puisque LinkedIn et Viadeo sont devenus des outils incontournables, il ne faut pas hésiter, si ce n’est pas encore le cas, à se créer un compte pour entrer en contact avec des professionnels de son secteur.

 

5 Se faire accompagner

C’est une option à considérer sérieusement lorsque la recherche d’emploi s’éternise… Les organismes d’aide au retour à l’emploi comme Pôle emploi offrent des services d’accompagnement gratuits permettant d’identifier et de corriger ses principales erreurs ou de réévaluer la pertinence de ses recherches. Dans les grandes villes, des associations composées de cadres d’entreprise aident les demandeurs d’emploi au cours de différents ateliers… Autre possibilité d’accompagnement plus personnalisé, mais payant : le coaching. « Il peut être judicieux de se faire accompagner par un coach dans le cadre d’une première séance exploratoire. Il vous indiquera ainsi ce qui va pouvoir vous aider dans votre recherche d’emploi », assure Bernard Soria.

Vos réactions (39 Réactions)

  • Pierre GUINOT

    France 1967

    je comprends tout celà

    bon niveau d'etude,(bac +4) (je n'était pas surdoué mais opiniatre, travailleur)...j'ai fait un travail laborieux , chiant , ( archiviste/controleur) pendant 15 ans puis licencie..;fait plusieurs formations courtes et longues,bilan de competence...sans rien de stable à la fin...contraint de faire du travail dur (ouvrier/manutention) en me disant que j'ai gache mes capacites...mais , bon faut "survivre"...mais ou sont les CDI? combien de demandes pour un seul, 100? quelqu'un a t il deja ose faie le calcul ? En effet , seul on peut tomber dans des tas de derives alcool , drogue , tabac (pour ce dernier truc , c'est mon cas), addiction jeux, internet...pour oublier...moi, jefais ce que je peux , 3 4 heures de recherches matin...AM :anglais

  • Pierre GUINOT

    France 1967

    je comprends tout celà

    après mon licenciement pour faute lourde suite à un pétage de plomb (15 ans de CDI quand meme), j'en suis à 9 ans alternance de petits boulots , de contrat courts ( 5 ou 6), de formations courtes ( 3 ou 4)longues (2) ,de chomage.(allez on va dire 4 ans de travail reel et 5 de reste).;mais dans des domaines tous differents..(compta/gestion/graphisme/ouvrier).c'est vrai que plus grand monde ne reponds ...;sauf les grandes boites ..;l'interim n'en parlons pas...apres 1 mois , votre dossier est oublié et meme pas archivé..;et a chaque fin de contrat refaire toutes les demarches pole emploi...;sans doutes empilées par piles de mille tellement il y a de chomeurs!)...me sui fait une raison , fait 3/4 heures de recherche le matin...aprem anglais

  • FREDDY

    CONSULTANT EN COMMUNICATION 2FCONSULTING

    houf

    vous aviez publié un bel article mais la réalité est différente,un chomeur qui fait plus dun an à la recherche d'emploi devient comme un mendiant il perd totalement espoir et se livre à toutes sortes de vices s'il n'est pas entouré par de bonnes personnes,sincèrement pour les hommes,c'est pire on dirait de la prison je pense que les états devraient mettre en place des plateformes pour assister et suivre les chomeurs car si rien n'est fait de nombreux jeunes en partiront vu l'evolution de la science bref de la technologie,alors que les etats assiste et finance les jeune à l'auto emploi c'est mieux

  • Kastor

    Cela fait depuis janvier 2012 (!!!) que je suis sans emploi à 24 ans. Certes j'ai fait une formation de 6 mois, travaillé 1 mois en intérim mais rien d'autre s'est offert à moi.
    Je n'ai aucune aide, je dois me débrouiller seul et ce n'est pas évident. Déprime quotidienne lorsque je vois les autres partir au boulot. J'ai même coupé les ponts avec des amis tellement j'ai honte de moi.

    Marre !

  • Hortense

    ne sais plus....

    Mon dieu que ça fait du bien de voir que l'on est pas la seule!!
    J'ai 22 ans, j'ai un bac+ 3 ( qui ne me sert à rien) et je suis française, ça démarre mal. En entretien on me dit tout le temps " vous avez un profil atypique!" forcément j'ai travaillé dans de l'agro alimentaire, dans l'évènementiel, dans le textile, dans le commerce à domicile, dans la restauration,... je suis obligée de prendre ce que je trouve, du travail alimentaire.
    Maintenant quand je croise des amis ils ne demandent plus comment je vais mais "alors tu as trouver ?" Alors la confiance en soi.... ça fait longtemps qu'elle a pris le large.
    Oh les cœurs ! Un jour ce sera pour nous le CDI 35h/ semaine avec 13 ème mois ! ;-)

  • damien

    en réponse à : Hortense

    hey

    Salut, je suis dans une situation similaire, j'ai un bac+3 et j'ai cumule les petites missions interimaires. pas d'experiences significatives, des trous dans mon cv, des annes a rien faire et a perdre confiance. J'ai la chance de parler anglais couramment et j'ai decide d'essayer de trouver a l'etranger dans des customers services, ils embauchent si tu parles fancais en Irlande par exemple. ils te forment, tu peux evoluer, apprendre pleins de trucs et reprendre confiance. C'est difficile je suis en plein dedant, j'essaie mais je pense qu'il faut penser positivement surtout pendant les entretiens et etre honnete. Enfin tout ca pour dire bonne a toi, et a moi aussi. Courage,

  • Pierre GUINOT

    en réponse à : Hortense

    on ne sait pas ce qu'on perd...

    salut...moi ca ete le cas pour moi, le CDI de 15 ans , ...c'estait mon cas ,entrée sur concours.14 mois de salaire , bon boulot , bonne place..bonne organisation...35 heures, comité, chq dej.. (j'en faisais svt 45 car j'aimais ce que je faisais..;mais pas 70 , la c'est carrement n'importe quoi...faut savoir s'arretre le boult c'est jamais fini si on veut ! )....puis restructuration, destruction des postes de production du au rachat par un grand groupe financier (comme s'est souvent le cas...)..;reclassement, perte de reperes ,...demotivation totale..; puis licenciement. Sans CDI depuis 9 , j'alterne les boulots sans interet et les periode sde formation et de chomage...je "survis", c'est pire que dans ma grande boite...surtout à 45 ans pass

  • Romulus

    Historien au chômage

    Bla-bla

    Comme mon titre l'indique. Ce que je viens de lire c'est est du bla-bla.
    Exemple : "prendre conscience de la nécessité de changer de méthodes", à l'époque où j'étais au lycée, mon prof m'aurait écrit sur ma dissertation : phrase creuse, verbiage, etc.
    Essayer de tirer des leçons à caractère général de situations particulières, c'est impossible (pour rester poli).

  • guillaume

    étudiant

    BRAVO LE VEAU

    En effet, vous proposez des choses pertinentes, en vous appuyant sur de jolies approches théoriques...
    Oui le chômage impacte l'estime de soi, du fait des échecs répétés et de l'identité sociale négative que se construit le chômeur appartenant à un groupe stigmatisé... (pour une meilleure approches, je vous conseille "travail, chômage et stigmatisation" de G.Herman)
    Néanmoins, vous agissez de la même manière que les pouvoirs publics en octroyant la faute du chômage au chômeur, "s'il veut trouver un emploi, et bien il n'a qu'à se bouger et agir pour, il y a du travail". Mais la réalité est toute autre. Combien de places pour combien de demandeurs ? Combien d'emplois précaires ? Arrêtons de responsabiliser les mauvaises personnes...

  • souric7

    souhait de retravailler

    Bonjour,
    Je suis d'accord avec vous tous. Je suis au chômage depuis décembre 2010, en 2011 j'ai effectué une formation diplômante en secrétariat. Je l'ai terminée en novembre 2011, suite à cela, je suis toujours au chômage, les lettres de motivation ou répondre à des annonces sur internet et avoir écrit à des agences d'intérim qui ne répondent pas car il faut s'inscrire sur internet (parfois mon ordinateur est capricieux donc je ne le fais pas de peur de ne pas recevoir en temps et en heure les mails), ne donnant rien, je reste au même point. Comme vous tous, je n'ai plus le moral. Pourtant il y a du travail, les employeurs devraient arrêter d'être difficile parce qu'une personne n'a pas tel ou tel diplôme ou non bilingue. C'est dommage.

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