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Du chômage à la franchise : 4 ex-chercheurs d'emploi témoignent

S’installer à son compte tout en bénéficiant de l’appui et l’expérience d’une enseigne, tel est le principe de la franchise. Un dispositif qui attire de plus en plus de candidats, notamment parmi les demandeurs d’emploi. Alors, la franchise, une solution anti-chômage ? 4 convertis témoignent.

Jean-Paul Bouchot, franchisé Répar’Stores depuis un an, a pu rapidement monter son activité

« Après 36 ans dans la bureautique/informatique, j’ai été licencié fin août 2011. Après avoir constaté que les employeurs ne se bousculaient pas, j’ai regardé ce qu’il était possible de faire en création d’entreprise. Avec une formation de base en génie électronique, j’ai cherché ce qu’il pouvait y avoir d’original dans ce domaine et je suis tombé sur les volets roulants.

Je ne connaissais pas du tout le concept de la franchise, je l’ai découvert en faisant des recherches sur internet. Répar’Stores avait une expérience convaincante et surtout l’installation pouvait se faire très rapidement. Comme je ne voulais pas passer des mois à ne rien faire, c’était parfait. Avec leur aide, j’ai accompli les démarches nécessaires pour obtenir un prêt et j’ai vite pu monter l’activité. »

Ludovic Cachaza, franchisé De Neuville depuis 10 mois, apprécie la richesse de son nouveau métier

« Lorsque je me suis retrouvé sans emploi après des années en tant que responsable de magasin dans la téléphonie mobile, j’ai décidé de changer complètement de secteur. Étant donné mes difficultés à retrouver un emploi et le fait que je voulais travailler à mon compte, la franchise s’est vite imposée comme la solution idéale. La rencontre avec De Neuville s’étant très bien passée, je me suis lancé, d’autant que j’avais un capital de départ à investir. J’ai ouvert en décembre 2011 à Saint-Raphaël.

Les premiers mois ont été assez difficiles mais, heureusement, le métier est riche. Et même si mon rôle concerne surtout la gestion et l’administration, il ne faut négliger ni le côté créatif, ni la relation avec la clientèle, qui sont particulièrement motivants. »

Yohann Morel, franchisé Shiva depuis un an et demi, conseille de bien étudier le marché avant de se lancer

« Je connaissais le concept, puisque j’étais jusque-là salarié dans une grande franchise de restauration rapide. Mon but était de créer ma propre entreprise sans me lancer complètement dans l’inconnu. En ce qui concernait le secteur, j’ai procédé par élimination et décidé que les services à la personne présentaient le meilleur potentiel. J’ai rencontré plusieurs enseignes car je savais que le choix de la franchise était primordial.

Une fois la décision prise, cela a été très rapide. J’ai suivi une formation d’un mois sur le secteur, l’activité, les actions commerciales, la gestion des recrutements, l’administration, le logiciel interne de gestion de clientèle… Puis il y a eu le choix du local, les recrutements et les démarches pour trouver des clients. »

 

Antonio Batalha, franchisé Rapid’Flore depuis un an et demi, a été rassuré par l’accompagnement de l’enseigne

« J’étais responsable de stock dans une grande enseigne d’électroménager et j’avais envie de me mettre à mon compte depuis un moment. Je voulais faire autre chose même si je ne savais pas vraiment quoi. En mars 2010, j’ai rencontré Rapid’Flore sur un salon de la franchise et j’ai appris ensuite qu’il y avait un magasin à reprendre sur Compiègne. J’ai donc lancé les démarches et en mars 2011, j’ai pu obtenir une rupture conventionnelle avec mon employeur, ce qui m’a permis de bénéficier des aides de Pôle emploi : l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’entreprise) et l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créant ou Reprenant une Entreprise).

Entre ces aides et mon apport personnel, j’ai pu payer le droit d’entrée, les frais de formation, le rachat du magasin… Je ne me serais pas lancé dans quelque chose que je ne maîtrisais pas sans une formation et un accompagnement. C’est ce qui est rassurant dans la franchise, d’autant que comme il s’agissait d’une reprise et non d’une création, le personnel était déjà là. »

Financement : les franchises qui aident

Certaines enseignes aident leurs futurs franchisés à se constituer un capital de départ, à l’image de Casino Proximité, qui a créé son « parcours de confiance », un dispositif permettant au candidat d’exploiter un magasin en tant que gérant mandataire non salarié et d’accumuler des points qui lui permettent ensuite d’acheter un fond de commerce exploitable en franchise.

D’autres enseignes comme La Boîte à Pizza ou La Boucherie créent des partenariats avec des banques afin d’aider les candidats à obtenir les financements nécessaires : grâce au soutien d’une enseigne qui marche, il est en effet plus facile de décrocher un prêt.

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