Les meilleurs conseils que j'ai reçus lorsque j'étais au chômage
Gaëlle Fillion | 16 juillet 2012
Sous prétexte qu’ils ont un job, les gens ne peuvent s’empêcher de vous donner des conseils quand vous êtes à la recherche d’un emploi. Si la plupart de ces « brillantes » idées ne vous sont d’aucun secours, certaines peuvent vraiment vous aider. La preuve en 4 témoignages.
Savoir se remettre en cause mais ne pas se dévaloriser
« Démotivée après 6 mois de recherche infructueuse dans mon secteur d’activité, j’ai commencé à répondre à des annonces pour des jobs alimentaires », confie Florence Carton, chargée de veille stratégique. Le jour d’un entretien, l’un des recruteurs de fast-food n’y a pas été par quatre chemins. « Je ne vous donnerai pas le poste car vous méritez mieux : battez-vous pour un emploi à la hauteur de vos compétences », lui a-t-il conseillé. « Cela a été un véritable déclic psychologique », se rappelle-t-elle. Dix jours après, Florence Carton trouvait un poste dans son secteur.
Organiser ses journées autour d’objectifs atteignables
« Au chômage, j’avais tendance à rester enfermée chez moi, se rappelle Delphine Portelli, préparatrice en pharmacie. Une conseillère de Pôle emploi m’a suggéré de me créer un agenda, comme au travail, avec des rendez-vous et des missions à accomplir chaque jour ».
Rédiger son CV, rappeler les recruteurs suite à l’envoi de candidatures, aller déjeuner avec un ancien collègue sont autant de petites tâches qui permettent de ne pas perdre pied. « Cela m’a aidé à la fois à mieux organiser ma recherche d’emploi et à me convaincre que j’étais encore capable d’atteindre des objectifs ».
Être ouvert aux opportunités auxquelles on n’avait pas pensé
« Découragé après avoir échoué à décrocher un poste dans lequel j’avais beaucoup d’espoir, un contact de mon réseau professionnel m’a convaincu de changer de métier », témoigne Emmanuel Lemoine, ancien directeur administratif et financier, reconverti comme formateur en gestion dans des écoles de commerce. « Il m’a mis au défi d’envoyer dix dossiers de candidature à des écoles d’ici une semaine... Quelques mois plus tard, ma vie professionnelle basculait. »
Arrêter de culpabiliser
Le rapport au temps est difficile à gérer lorsqu’on est au chômage. « Un de mes anciens clients m’a donné un conseil auquel j’ai souvent repensé lorsque je n’avais plus d’emploi, se souvient Delphine Portelli. Le chômage n’est pas du temps perdu : c’est du temps que vous n’aurez plus. Profitez-en pour faire ce que vous n’avez pas le temps de faire habituellement, sans culpabilité ». Car en effet, une recherche d’emploi épanouie n’est pas pour autant moins sérieuse.
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| Ils n’en peuvent plus d’entendre ça ! Les chômeurs doivent supporter, à longueur de journée, conseils, astuces et opinions qui peuvent finir pas être agaçants. « Les courriers impersonnels et directifs de Pôle emploi qui terminent invariablement par une menace de radiation avaient le don de m’exaspérer », avoue Emmanuel Lemoine. Pour Florence Carton, c’est l’incapacité de son entourage à comprendre son métier qui l’énervait : « on me disait parfois de candidater à des postes dans le marketing ou la comptabilité alors que cela n’avait rien à voir avec mes compétences ». Quant aux promesses de recommandations des contacts de Julie Mortier, elles n’ont jamais porté leurs fruits. « "Donne-moi ton CV, j’ai un gros réseau" : une phrase qui à la fin m’insupportait, même si cela partait toujours d’une bonne intention », confie la chef de produit. |
Et vous quels sont les conseils que vous avez reçus et qui se sont avérés utiles ? Et ceux que vous n’en pouvez plus d’entendre ?
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| VOS COMMENTAIRES : Monique Ruscillo, le 19-07-12 : Voici quelques "perles" que j'ai pu entendre lors de ma recherche d'emploi (je suis âgée de 49 ans et recherche un emploi de commerciale dans l'hôtellerie ou le tourisme). - A votre âge, il vous reste les postes de femmes de ménage - Il vous faut créer votre société en tant qu'auto-entrepreneur ou vous investir dans le milieu associatif dans le cadre d'un CAE - Ne pas vouloir travailler vous pénalise pour votre retraite Bref, à part cela je reste motivée car je pars en formation 4 mois financée pour le FONGECIF que j'ai su convaincre de ma motivation à aller de l'avant. Emmanuelle, le 19-07-12 : Mon pire souvenir est ce DRH qui se proposait de m'aider par téléphone à améliorer mon CV. Il commence sa lecture critique par ma photo avec ces mots "il faut espérer que le mec il se dira que la fille elle est mieux en vrai". Bon courage à tous et à toutes, Emmanuelle, ex-chercheuse qui a trouvé un emploi Fabienne, le 19-07-12 : Je mettrais l'accent sur Les courriers impersonnels et directifs de Pôle emploi qui terminent invariablement par une menace de radiation ! Le pire c'est que vous finissez par vous sentir en faute tout le temps. Moi qui arrive d'une région où il y avait un peu moins de chômage je peux vous dire que j'ai mal au ventre à l'idée du rendez-vous avec le conseillé. L'angoisse vient du fait que l'on doit justifier une recherche de poste qui n'existe pas. Si on fait de l'alimentaire (ce que j'ai fait au début) le conseillé dit qu'il ne faut pas agir de cette manière sous peine de s'épuiser, et puis , votre profil ne correspond pas alors cela ne sert à rien. C'est le serpent qui se mort la queue. Soyons réaliste, les entreprises veulent des moutons à 5 pattes, qu'ils paieront au SMIC, alors je vous passe le fait d'être "senior", riche de connaissances mais pas diplômé(e) et ça c'est une autre histoire. |

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