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Trouver un emploi au Québec : comment s'y prendre ?

Tabarnak ! Et si le Québec était la solution pour trouver un job ? En effet, Outre-Atlantique, l’horizon s’éclaircit sur le front de l’emploi. D’ici à cinq ans, le Québec devra recruter plus d’un million de personnes ! Avant de vous lancer, vérifiez que vous avez toutes les cartes en main pour décrocher là-bas l’emploi qui vous plaît.

Évaluer ses chances

« Les démarches d’immigration vers le Québec prennent au moins un an », prévient Laurence Nadeau, auteur du guide de référence S’installer et travailler au Québec.

Sur le papier, l’eldorado est prometteur. La Belle Province affiche un des taux de fécondité les plus bas au monde avec 1,7 enfant par habitant. Résultat : dès 2013, les baby-boomers vont quitter le marché du travail et générer des besoins.

Depuis 2006, même les candidats sans expérience professionnelle peuvent postuler. Pour obtenir un visa de travail, il « suffit » de produire une promesse d’embauche. Mais il est conseillé aux candidats les plus déterminés de demander au plus vite le statut de résident permanent qui ne les liera plus à ce « sponsor » et les autorisera à changer de travail sur place.

Chaque candidature est évaluée en fonction d’un système de points répartis selon différents critères. Par exemple, si vous avez entre 18 et 35 ans, vous glanez déjà un maximum de points pour l’âge. Un test gratuit est disponible sur le site Immigrer.com.

Mais quelques critères restent rédhibitoires, comme un compte en banque crédité avec moins de 2800 dollars canadiens (2000 euros) pour une personne seule sans enfant, des antécédents judiciaires ou des problèmes de santé.

Avez-vous ce que le Québec recherche ?

Si votre profil, votre âge, votre niveau d’étude et domaine de compétence sont jugés suffisamment intéressants, vous décrocherez d’abord un certificat CSQ. Cette première étape vers le statut de résident permanent permet déjà aux candidats, en attendant la suite de la procédure et la vérification des informations fournies, de chercher un travail.

Le profil type du Français qui arrive au Québec ? « Il s’agit le plus souvent d’un jeune fortement diplômé, avec une première expérience professionnelle, explique Yann Hairaud, directeur de l’AMPE-CITI à Montréal qui œuvre pour l’intégration au travail des immigrants. Il est ingénieur, issu des ressources humaines, ou encore de la finance, il est détenteur d’un profil ciblé. »

Selon cet expert, le Québec a surtout besoin de main d’œuvre qualifiée. Les métiers de la santé sont actuellement porteurs (médecins spécialistes, dentistes, pharmaciens, infirmiers…), comme les services professionnels (ingénieurs, génie mécanique et électrique).

Mais d’autres professions affichent des perspectives favorables dans les trois années à venir comme les vendeurs dans le commerce de détail, les ajusteurs de machines ou les conducteurs de camions ou qu’équipements lourds.

Le Ministère canadien de l’Emploi et de la Solidarité sociale, répertorie régulièrement les professions en demande de main d’œuvre. Il précise aussi lesquelles sont régies par un ordre particulier qui peut encadrer leur exercice.

Quelles sont les aides pour trouver un emploi sur place ?

Armés du titre de séjour adéquat, vous trouverez de l’aide sur place. Selon Nadir Sirdhou, directeur de l’OFII, près de 700 000 postes sont à pourvoir au Québec entre 2011 et 2014, soit l’équivalent de 6 millions d’emplois en France, rapportés à l’échelle de la population.

Depuis 1989, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration au Québec reçoit les personnes en provenance de l’hexagone. Rien qu’en 2010, il a accompagné 1800 candidats dans leur recherche d’emploi. La banque Carrefour Desjardins, premier employeur privé et interlocuteur des nouveaux arrivants, a récemment organisé une conférence sur le sujet retransmise en ligne.

Comment chercher un emploi là-bas depuis la France ?

Mais si vous ne souhaitez pas immigrer, et seulement partir quelques mois pour acquérir une expérience professionnelle, c’est possible. « Pour travailler temporairement au Québec, il faut trouver un employeur québécois prêt à vous embaucher et à exécuter quelques démarches administratives », explique Laurence Nadeau.

Même si vous pouvez toujours investir dans un voyage exploratoire pour vous faire connaître, une autre alternative, plus économique, consiste à participer au rendez-vous annuel des journées Destination Canada organisé depuis 2003 chaque année en novembre et ouvertes à tous.

Ce forum, organisé par l’Espace Emploi International (EEI) et l’ambassade du Canada permet aux candidats au départ de rencontrer en France des employeurs potentiels sur des secteurs en demande. En 2010, ces journées ont attiré quelque 2000 personnes à Paris, proposé près de 700 offres d’emploi et débouché sur la signature de plusieurs centaines de contrats de travail.

Êtes-vous prêt pour le décalage culturel ?

Reste à rappeler une évidence qui, sur place, douche certains enthousiasmes : la Belle Province demeure une terre… américaine. Le Québec, c’est une autre façon de s’exprimer, mais aussi de travailler et d’envisager le profil professionnel des candidats.

Parmi les services proposés, l’OFII insiste sur l’aide au CV ou sur le conseil en culture d’entreprise. « Vous venez dans un pays francophone, mais pas dans un département français, rappelle Nadir Sirdhou. Ici, vous êtes en Amérique. » De quoi, parfois, « crisser sa job ». Avoir envie de tout plaquer… et rentrer.

Vos réactions (16 Réactions)

  • Giel

    Consultant en recrutement

    Travailler au Canada

    Bonjour,
    Faut il obligatoirement très bien parler anglais pour pouvoir travailler à Montréal?
    Merci de votre réponse.

  • Marc67

    Trouvé un emploi

    Je vie actuellement en France (pays d'origine), j'ai voulu faire un métier dans peintre en bâtiments alors j'ai fait un CAP peintre, et j'ai réussi mon CAP, depuis je ne trouve pas d'emploi cela fait 2 ans que je cherche et je ne suis plus indemnisé, heureusement que je vie encore chez mes parents. J'ai envie de tout plaquer et vivre ailleurs j'ai même abandonner mes recherches . Je voudrais partir au Québec mais j'ai cette impression d’être bloquer quelque choses qui m’empêche de partir .

  • gabriela

    enseigneur roumaine

    Je veux travailler chez Québec

    Enseigneur au collège du Roumanie, de plus de 11 ans, professeur de littérature roumaine. Auparavant la faculté de philologie( les langues roumaine et français et leurs littératures) jʹ ai travaille comme instituteur un année Je veux travailler chez Québec, mais je veux y aller avec toute ma famille : mon marie et mes deux enfants : une jeune fille de 7 ans, et un garçon d ʹun an et demie. Je suis en train de finir mes études approfondies de Langue Français- pratiques de communication à lʹ Université « Vasile Alecsandri », Bacau, vers le midi du juillet. Jʹ ai besoin dʹ un conseil concernant les étapes pour immigrer.

  • tago talla liliane pulcherie

    financier CAMEROUN

    COMMENT FAIRE POUR QU'UN PATRON M'ENBOCHE AFIN QUE MA PROCEDURE AVANCE RAPIDEMENT

    Je suis entraint de suivre ma procedure d'immigration pour le quebec SVP n'y a t'il pas un autre moyen pour accéléré la procédure.

  • greg

    merci de me repondre

    bonjours je compte m'installer aux quebec dans 2 a 3 ans l'histoire de bien mettre de l'argent de coter je travaille en interim et na aucune formation particulier j'aurai aimer savoir si ayant aucune formation si ses possible de trouver du travaille laba sans difficulte , si la vie et plus ou moins chere quand france j'ai 2 chien sil seront accepter si ses difficile de trouver logement tout pour commencer dans la vie et si la vie et agreable merci de me repondre

  • greenred

    le quebec n a rien d un eldorado helas. le canada de l interieur n a rien a voir ac l image qu il a de l exteiruer. le choc culturel est trop grand, meme pour les francais et les europeens. que de personnes decues que j ai connues ... que du temps perdu. j ai connu plein de gens qui n ont pass tenu le coup... les quebecois sont tres distants, entretiennet pas ou peu de relations avec tous les etrangers (francasi ou pas) tres difficile de trouver un emploi meme pour une personne qualifee, le climat est tres penible.. je ne parle pas des services medicaux a plaindre...tellement de choses vont mal ici. ne vous aveuglez pas par toutes ces pubs faites expres pour attirer les gens. restez ds vos pays, vous auriez bcq plus de chance de reussir.

  • Morgane

    en réponse à : greenred

    Greenred, pourquoi tant de pessimisme?

  • Papaye

    en réponse à : Morgane

    Tous les chiffres argumentent dans le sens inverse de ses dires. Pourquoi? Oui, pourquoi...

  • Papaye

    en réponse à : greenred

    Chaque personne a son propre parcours mais tant de pessimisme ne peut être objectif. Des personnes ne sont tout simplement pas faites pour s'expatrier et la découverte. Vous rencontrerez sans doute les mêmes problèmes partout ailleurs. Pour ma part, je connais plusieurs personnes parties s'y installer après l'université et aucune d'entre elles n'est revenue.
    Merci de garder raison, vous êtes lu ici par des personnes qui peuvent être influençables et votre commentaire ne saurait les aider.

  • spynal971

    machiniste receveur ( conducteur de bus )

    Remerciement et question

    merci pour toutes les informations, je suis en pleine démarche et je voudrais savoir si il y aurai un moyen d'accéléré mon dossier avec l'aide d'un patron canadien ???
    Si oui , avez des sites internet me permettant de postuler en direct de la France ???
    Merci d'avance de votre réponse et bonne continuation.

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