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Les 5 vérités qu'on pense ne pas pouvoir dire à ses collègues

Dire ce que vous pensez vraiment à votre collègue : vous en rêvez mais vous n’osez pas car vous vous dites que ça ne se fait pas. Keljob vient à votre secours et vous explique comment lâcher les vérités les plus délicates… avec diplomatie.

1 « Tu travailles mal »

Un collègue vient de vous transmettre un dossier truffé d’erreurs et vous n’avez qu’une seule envie, sauter au cou de cet incapable. « Mieux vaut attendre que la colère redescende afin de trouver la formulation adéquate », conseille Marianne Perrette, coach et fondatrice de la société Coaching 2 Vie. Avant d’aborder le problème, demandez-vous également « si le dossier aurait pu être traité différemment avec les ressources allouées », explique Caroline Carlicchi, coach et fondatrice de la société Coaching-Go. Si oui, il est dans l’intérêt de votre binôme de lui en parler.

Pour ne pas le froisser votre confrère, mieux vaut délaisser le « tu » accusateur et rester dans la description. « Plus vous serez factuel et constructif, mieux votre avis sera reçu par votre interlocuteur », promet Marianne Perrette. Par exemple : « j’ai noté plusieurs incohérences dans ce dossier. Accepterais-tu qu’on en parle ensemble pour trouver des pistes d’amélioration ? » S’il refuse, proposez à votre manager de mieux répartir les missions au sein de votre équipe.

2 « Tu parles trop, et trop fort ! »

Le volume de la voix de votre camarade de bureau ne vous semble pas approprié pour un open space ? Avant de lui expliquer le malaise, « réfléchissez aux concessions qui pourraient vous convenir à tous les deux », soumet Marianne Perrette. Le moment venu, vous serez alors force de propositions. Si votre collègue est un grand bavard par exemple, proposez-lui de passer ses appels depuis un bureau fermé. Si c’est sa sonnerie de portable que vous ne pouvez plus supporter, demandez-lui s’il peut réduire son volume ou opter pour le mode vibreur.

« Il ne faut pas chercher à mettre trop de distance ou trop de complexité dans ses échanges avec ses collègues, précise Caroline Carlicchi. Plus votre explication sera simple, plus votre message sera efficace. » Privilégiez par exemple : « Je dois me concentrer sur un dossier difficile, est-ce que tu pourrais passer tes appels perso depuis un autre endroit du bureau ? »

3 « Tu sens mauvais »

Vous travaillez avec un collègue à l’hygiène buccale douteuse ou au déodorant complètement inefficace ? Les odeurs gênantes font partie des sujets encore tabous en entreprise. Et pour cause : « formuler un jugement sur l’odeur de quelqu’un, c’est entrer dans sa sphère intime », souligne Marianne Perrette. Pour ne pas blesser votre confère, mieux vaut prendre les pincettes et user du « politiquement correct ».

Pour trouver les mots justes, « la meilleure des techniques consiste à se mettre à la place de l’autre », explique Anne Mangin, consultante-formatrice pour CSP Formation. Vous seriez gêné à l’idée qu’un de vos collègues aborde ce sujet avec vous ? Partez de ce sentiment pour briser la glace. Du style : « ça me met mal à l’aise de te parler de ça mais je préfère être honnête : l’odeur de ton parfum m’insupporte. Est-ce que tu peux éviter de te re-parfumer au bureau le midi. » Cela vous semble insurmontable ? Le médecin du travail peut vous aider.

4 « Je me fous de ta vie privée »

Certains salariés ont tendance à oublier qu’ils évoluent dans un univers professionnel… Si vos voisins de bureau ne cessent de s’épancher sur leurs problèmes personnels, stoppez-les le plus tôt possible. « Au risque que ces discussions ne deviennent une habitude », confie Marianne Perrette. Plutôt que de rembarrer froidement votre collègue un peu trop loquace sur sa vie perso, proposez-lui une porte de sortie. Par exemple : « si tu souhaites qu’on parle de tes problèmes avec tes enfants, je préfère qu’on le fasse en dehors des temps de travail, à la pause-café. » Attention, toutefois, à ne pas prendre votre collègue de haut. « Il faut que les deux interlocuteurs soient d’égal à égal », insiste Caroline Carlicchi. L’enjeu étant de réussir à « être ferme tout en restant délicat », poursuit Anne Mangin.

5 « Tu vas être viré »

En laissant traîner une oreille dans le bureau de votre N+1, vous avez cru entendre que votre collègue allait prochainement être remercié ? Pour Anne Mangin, mieux vaut ne pas garder cette information pour vous. « Les collègues ont, entre eux, un devoir d’information », estime-t-elle.

Même si vous êtes certain de ce que vous avez entendu, n’hésitez pas à insister sur le caractère « bruit de couloir » de votre découverte. L’objectif ? Dédramatiser la situation. Du style : « J’ai cru entendre que le boss voulait se passer de tes services. C’est pour que tu sois prêt à en parler et à réagir le moment venu que je me suis permis de te le dire. Toutefois, j’ignore si l’information est exacte et je t’invite à la vérifier. »

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