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Vie de bureau : comment gérer les collègues casse-pieds

Les collègues de bureau peuvent être une véritable source de stress au quotidien… surtout si vous travaillez en open space. Quatre experts nous apprennent à repérer ces boulets et à les maîtriser pour qu’ils arrêtent de pourrir nos journées.

1. Le sans-gêne

Il est envahissant, n’est-ce pas ? Tantôt il fait profiter tout l’open space de sa sonnerie de portable (musicale, tant qu’à faire), tantôt il empiète sur votre espace vital avec ses dossiers. Il est également capable d’insister pour vous coller la bise en arrivant au bureau.

Alexandre Dubarry les surnomme respectivement l’ "accro au portable", l’ "envahisseur" ou le "collant". Ce consultant identifie pas moins de 35 profils générateurs de conflits dans un livre ironiquement intitulé Comment dire à un collègue qu’il sent mauvais sous les bras.

Pour contrer les sans-gênes, cet expert recommande d’attendre que le collègue soit en situation d’intrusion pour aborder le problème plutôt que de le cueillir à froid alors qu’il n’a rien fait de particulier. « Soyez factuel, précis, sans exagération, poursuit-il. Mettez en avant vos motivations émotionnelles et formulez une demande simple et claire. »

2. Celui qui parle pour ne rien dire

Ceux qui ont la fâcheuse habitude de parler pour ne rien dire, Mike Leibling les appelle les "raseurs". Ce coach, auteur d’un livre – direct et très pratique - intitulé Gérez les emmerdeurs recense pour sa part 45 profils psychologiques difficiles. « Certaines personnes ont besoin de réfléchir à haute voix et tant qu’elles n’ont pas entendu ce qu’elles ont à dire, elles ne savent pas vraiment ce qu’elles pensent », observe-t-il.

Pour amadouer ce genre de spécimen, ce formateur suggère de confesser votre ennui avec douceur, sans oublier d’appeler votre collègue par son prénom. « Assumez votre ennui au lieu de rejeter la faute sur votre interlocuteur », préconise-t-il. Expliquez, par exemple, que vous vous sentez un peu perdu au milieu de tant de détails. Ensuite, « soyez clair et dites à votre interlocuteur ce que vous attendez de lui », poursuit-il. Avec un préambule du genre « Pouvez-vous nous expliquer en deux-trois mots », vous devriez arriver à vos fins.

3. Le paranoïaque

« Bien souvent, ces empoisonneurs n’ont rien contre nous, mais il s’agit de gens qui, au lieu d’essayer de se simplifier la vie, font tout pour se la compliquer », résume le psychothérapeute Willy Pasini, auteur de l’ouvrage Les Casse-pieds, qui consacre un chapitre aux paranoïaques.

Vous côtoyez un tel profil au boulot ? « Pour commencer, ne lui dites pas qu’il a une tendance paranoïaque, vous ne feriez qu’aggraver la situation ! », souligne le professeur. Pour y remédier, il propose d’abord de limiter ses contacts avec le collaborateur toxique. Il suggère ensuite de bannir les critiques trop générales, les phrases à double sens et les pointes d’humour.

Enfin, « faites allusion au comportement, et non à la personne, si vous voulez émettre une critique, insiste-t-il. Ne personnalisez pas trop : le paranoïaque le fera pour vous. »

4. Le Je-sais-tout

On les appelle aussi les narcissiques : quoi que vous fassiez, ils feignent d’en savoir plus que vous et essaient de tirer la couverture à eux. Roy Lilley, consultant en management et auteur du livre Travailler avec des malcommodes les surnomme Monsieur ou Madame "je-sais-tout".

« Ces individus ont un immense besoin d’être reconnus pour leurs capacités intellectuelles, écrit-il. Ils peuvent parfois être de véritables tyrans, veulent être le centre d’attention et dominer les conversations. » Comment les contrer ? Pas si compliqué : toujours bien préparer ses dossiers, évoquer d’éventuels problèmes à l’aide de phrases interrogatives et, surtout, n’affronter ces collaborateurs que lorsqu’ils sont seuls, sans public. Autrement dit : les priver de la tentation (du plaisir) de vous humilier devant tout le monde.

5. Les pessimistes chroniques

Ces personnes abonnées au pessimisme ont le chic pour gâcher l’enthousiasme des autres. Leur devise : « Pas la peine, ça ne marchera jamais. » À croire que certains collègues sont nés pour s’angoisser ! Pour combattre ce pessimisme ambiant - et contagieux, à la longue – « il est capital d’aider la personne à considérer son image mentale comme une image possible parmi d’autres, plutôt que comme une issue inévitable », analyse Mike Leibling.

Vous pouvez aussi l’interroger posément sur ce qui l’inquiète exactement et quels obstacles il craint de devoir surmonter. Mais vous aurez également tout intérêt à lui demander, régulièrement, d’envisager que les choses se passent… bien. Un certain optimisme finira par germer. Une nouvelle vie de bureau commence !

 

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