4 indices que votre job est en danger

Il arrive que l’intéressé soit le dernier à savoir qu’il va être licencié. Mais souvent, vous diront nos experts, c’est parce qu’il n’a pas su, ou pas voulu, voir certains indices. Voici quelques conseils pour ne pas être le dernier au courant. Voire, pour réagir à temps !

1 Parce que la rumeur le dit


Ce n’est pas le moment le plus agréable de la vie en entreprise. Un aparté douloureux où un collaborateur vous rapporte un bruit de couloir : “il paraît que vous allez sauter”. Dérangeant, certes, mais toujours plus facile à vivre que des collègues qui se taisent sur votre passage. « En général, la rumeur se résume à un ragot, c’est-à-dire un bavardage qui sert à fédérer les salariés entre eux », analyse Aurore Van de Winkel, conseillère en gestion de rumeurs. But du jeu : dire du mal d’un autre salarié, à tort ou à raison, sans lui dire en face. « Ces bruits, souvent amplifiés, finiront par passer s’ils ne sont pas fondés. Mais s’ils persistent, il peut-être utile de s’interroger sur leur origine. »
 

2 Parce que mon boss me boude


Mais il est d’autres désagréments qui ne sont pas forcément passagers. Véronique Shayari les connaît pour les avoir vécues. Avant d’être coach, elle a été salariée. « Soudain on vous évite, vous n’êtes pas convié à certaines réunions, explique cette consultante au cabinet Jacéa RH. Avant de perdre son travail, on peut déjà perdre son téléphone ou des notes de frais. »
 
Selon cette coach, certains signes, même anodins en apparence, doivent alerter le salarié et l’inviter à dialoguer avec sa hiérarchie. « Parce que ce n’est pas forcément votre travail qui est en cause mais il peut s’agir d’une restructuration dont on n’ose pas vous parler. » Son conseil : échanger sans accuser. « Utilisez des formules neutres comme “J’ai entendu dire que”, “J’aimerais faire le point sur”, “J’ai cru ressentir ”... L’essentiel est de ne pas faire l’autruche ni être attentiste. Même si tout ne peut pas se dire, il faut être acteur de sa carrière et poser des questions ouvertes. »
 

3 Parce qu’un test me l’a dit


Il faut donc se poser les bonnes questions et l’une d’entre d’elles consiste à savoir si vous êtes à votre place dans votre job. En effet, votre poste est clairement en danger si vous êtes dans une impasse professionnelle. Vous vous sentez las, fatigué ou démotivé ? Si les symptômes persistent, passez un examen. Ou plutôt des tests, car les questionnaires de personnalité ne sont pas réservés aux processus de recrutement.
 
Corinne Moret recommande ainsi le Bilan InterQualia, déjà plébiscité outre-Atlantique. « C’est un questionnaire rapide à remplir, chez soi. Et c’est aussi un bon compromis ni trop technique ni trop psychologique qui fonctionne comme un mini-bilan de compétences et permet de recadrer nombreuses erreurs », explique la responsable du cabinet Coaching et Communication. Cette démarche, rapide et payante, peut-être entreprise dans le cadre d’un droit individuel à la formation (DIF). Ou plus discrètement encore, à ses frais, à partir de 200 €.
 

4 À cause de ma vie sentimentale…


Saviez-vous qu’une rupture sentimentale peut entraîner aussi une rupture avec votre boss ? On doit cette étonnante conclusion à une récente étude de l’Institut National Études Démographiques (Ined) et de l’Insee. Les salariés – masculins essentiellement – seraient plus fragilisés qu’ils ne l’imaginent pendant une période de crise sentimentale. « La perte par l’homme de son rôle de pourvoyeur de ressources peut entraîner un affaiblissement de son attachement au marché du travail », explique le rapport. Sans compter les complications avec des enfants en garde alternée par exemple. Avec, en conséquence, une « baisse du temps marchand » du salarié qui peut accroître son risque de chômage dès lors qu’il s’investit moins dans la sphère professionnelle. Soyez vigilants !

La rédaction