5 initiatives pour aider les jeunes sans diplôme à trouver un emploi

L’insertion professionnelle des jeunes sans diplôme s’avère souvent longue, compliquée et précaire. Voilà 5 initiatives qui gagnent à être connues par ces jeunes candidats non qualifiés.

1 Les écoles de la deuxième chance


La dernière en date a été inaugurée le 30 juin 2017 en Normandie, à Hérouville Saint-Clair. « Le maillage national se poursuit, se réjouit Alexandre Schajer, Président du Réseau E2C France. En un an notre réseau est passé de 110 à 118 sites-écoles. » Ces e2c ont accueilli l’an dernier près de 15 000 jeunes de 16 à 25 ans sans qualification avec pour objectif de leur trouver une solution durable d’insertion sociale, citoyenne et professionnelle. 84 % n’avaient pas de CAP/BEP

validé ni d’emploi. 62 % n’avaient aucune expérience et 10 % étaient

chercheurs d’emploi depuis plus d’un an. Pour postuler, il suffit de contacter l’école la plus proche de chez soi pour définir quel parcours est possible. Le taux de réussite affiché après accompagnement s’élevait à 62 % en 2016. Il s'agit de parcours individualisé avec une rémunération d’environ 300 € par mois financée par la Région. Le parcours moyen dure six mois et demi.

"Beaucoup de candidats, et de jeunes en particulier, peuvent bénéficier de dispositifs parfois insoupçonnés."

2 La garantie jeunes

L’an dernier, 100 000 jeunes de 16 à moins de 26 ans ont pu en profiter. « Beaucoup de candidats, et de jeunes en particulier, peuvent bénéficier de dispositifs parfois insoupçonnés », observe Laurence Boulieu, auteur du livre L'emploi, j'y crois !. Cette conseillère à Pôle emploi oriente régulièrement des profils qu’elle accompagne vers des dispositifs innovants. La garantie jeunes, par exemple, permet d'accompagner les jeunes en situation de grande précarité vers l'emploi ou la formation. C'est une modalité spécifique du parcours contractualisé d'accompagnement vers l'emploi et l’autonomie (PACEA). Pour postuler, il faut contacter la mission locale de son lieu de résidence car, pour la mettre en œuvre, un contrat est signé entre le jeune et la mission locale. Ce dispositif permet aux jeunes en situation de grande précarité sur le marché du travail de bénéficier pendant un an dans l'accompagnement collectif intensif et une immersion en entreprise. Il comprend également une aide financière de 472 € mensuels.

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L’école 42

Tout le monde s’est arraché sa première promotion avant même la sortie des classes. « Pratiquement tous les 850 étudiants ont croulé sous les propositions pendant leur formation », se réjouit Nicolas Sadirac, directeur général et co-fondateur de l’école 42. Dans un autre genre, cette formation alternative en informatique, entièrement gratuite, est accessible aux 18-30 ans, quel que soit leur niveau de diplôme. Seule condition : être passionné en informatique et autodidacte. Dans cette école, ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, pas de professeur ni emploi du temps. « C’est une méthode pédagogique totalement différente de tout ce qui se fait ailleurs. Nos élèves travaillent en mode collaboratif, en peer-to-peer, et se forment ainsi en permanence et en temps réel aux nouvelles technologies. » On s’inscrit et on passe les premiers tests de sélection sur le site de l’école.

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L'Epide

Depuis leur création en 2005, les Epide (établissement pour l'insertion dans l’emploi) ont formé près de 30 000 jeunes. Cet organisme compte aujourd'hui 19 centres, dont le dernier-né a ouvert à Toulouse en avril 2017. « Il existe, notamment pour les jeunes, une grande variété de formations d’inspiration différente », poursuit Laurence Boulieu. Ici, l’originalité du dispositif repose sur des équipes pluridisciplinaires qui garantissent au volontaire un accompagnement global (conseillers éducation et citoyenneté, moniteurs, formateurs d’enseignement général, d’informatique, etc.) et se déroulent dans un cadre d’inspiration militaire, fondé notamment sur l’internat de semaine et l’apprentissage de la vie en collectivité. L’an dernier, près de 3 500 volontaires ont été accueillis dans un de ses établissements, avec un taux de réussite de 52,2 %. Le séjour moyen dure huit mois et les jeunes perçoivent 300 € par mois.

 

Le service militaire adapté et volontaire

Dans le même esprit, lancé d’abord outre-mer en 1961, le SMA (service militaire adapté ) a déjà a accompagné l’an dernier près de 6 000 jeunes éloignés du marché du travail vers l’emploi. Le SMV (service militaire volontaire) qui s'en inspire est déjà proposé sur quatre sites en métropole (et le sera sur six à la fin de l’année) et s’adresse jeunes déscolarisés âgés de 18 à 25 ans. La formation dure ensuite entre six et douze mois avec une compensation de 315 € par mois, mais surtout avec l’élaboration d’un projet professionnel, selon les bassins d'emplois locaux et en fonction des besoins, et sous l'encadrement de militaires. Les dossiers de candidatures sont à télécharger sur le site du Ministère de la défense.

 

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Céline Chaudeau