5 phrases que les recruteurs entendent à chaque entretien d'embauche... et qu'il faut oublier

Elles ont l’air anodines ces phrases. Pourtant, en y regardant de plus près, ces formules lancées à longueur d’entretiens de recrutement ne vous aident pas à briller et à convaincre vos interlocuteurs. Keljob décrypte ces discours à oublier.

1 "Je suis ultra dynamique, j’aime le challenge et j’ai un excellent relationnel"


« Être dans le déclaratif de ses aptitudes personnelles est à bannir au profit d’exemples concrets qui laisseront le recruteur juger lui-même des qualités du candidat », rappelle Martin Villelongue, directeur de la division commerciale et marketing chez Michael Page. En les énumérant ainsi, vous pouvez paraître prétentieux et c’est finalement une phrase assez creuse. Tout comme l’habituelle « j’ai une forte capacité de travail ». Avec ce genre d’accroches, tout reste à démontrer.
"Demander pourquoi vous êtes le bon candidat, quels sont vos atouts [...]. Ces questions, en revanche, devraient systématiquement être posées car c’est important de creuser la raison du recrutement."

2 "Je suis trop pointilleux"


À la fameuse question des défauts, mieux vaut en citer un qui peut être amélioré plutôt qu’un défaut qui n’en est pas un, erreur commise par de trop nombreux candidats. « Souvent, quand on demande au candidat de citer ses défauts, il ne l’illustre pas ou dans une situation très positive, souligne Martin Villelongue. S’il dit qu’il est trop pointilleux, il doit être capable de citer des situations dans lesquelles ce travers l’a fait perdre en efficacité mais cela ne doit pas être une qualité déguisée. » L’honnêteté est de rigueur.
 

3 "Mon dernier poste ne s’est pas bien terminé, le contexte était compliqué…"


En général, les candidats qui ont eu de mauvaises expériences n’osent pas expliquer clairement ce qui s’est passé et restent vagues sur les conditions dans lesquelles s’est terminé leur ancien travail. Mais ne pas être clair est le meilleur moyen de semer le doute chez les recruteurs. « Il faut rester factuel sur les éléments de contexte, en faire l’analyse et en tirer une leçon la plus positive possible », conseille Martin Villelongue. L’objectif est de montrer que vous avez pris du recul sur ce qui s’est passé. De même, si vous passez un entretien et que vous êtes toujours en poste, vous devez avoir une raison précise de vouloir quitter votre job. Vous pouvez ne plus être satisfait de vos conditions de travail, de votre salaire ou encore avoir envie d’évoluer. Dans tous les cas, mieux vaut expliquer clairement votre situation.
 

4 "Quelles sont les possibilités d’évolution ?"


« Je ne suis pas favorable à cette question qui peut perturber le recruteur », explique Christophe Soulé. En effet, il y a un poste proposé à un instant T et au moment de l’entretien, il ne s’agit pas de parler d’un éventuel futur job. « Quand on recrute quelqu’un, on ne peut pas prévoir son évolution dans les trois à cinq ans et de toute manière, si une évolution est possible, cela sera précisé dans la fiche du poste à pourvoir », estime Christophe Soulé. En revanche, vous pouvez demander pourquoi vous êtes le bon candidat, quels sont vos atouts et quels sont les profils des autres candidats. « Ces questions devraient systématiquement être posées car c’est important de creuser la raison du recrutement », souligne Sophie Hauret, manager du pôle juridique, fiscale et ressources humaines chez Robert Half.
 

5 "Quels sont les avantages du CE" ?


Pas que ce soit inintéressant, mais c’est une question accessoire par rapport au poste. De manière générale, il faut éviter toutes les interrogations autour du cadre de vie au début du processus de recrutement. « C’est très mal perçu par l’employeur et cela ne donne pas une bonne image de soi », précise Sophie Hauret. En revanche, tout ce qui concerne la partie administrative peut être abordé lors de votre entretien avec le service des ressources humaines.

La rédaction