90 % des actifs pensent que l’intelligence artificielle va améliorer leur efficacité

Si l’intelligence artificielle est très souvent liée à la destruction d’emploi, elle peut aussi être synonyme d’effets positifs. C’est en tout cas ce qu’a voulu démontré une récente étude.

Algorithmes, automatisation, technologies cognitives… « Nous baignons dans les prémices d’une quatrième révolution industrielle. (…) Le développement du machine learning et de l’intelligence artificielle (IA) transforme radicalement l’économie mondiale, les marchés du travail et les stratégies de croissance des entreprises », explique WorkMarket dans une étude récente* sur l’IA et l’automatisation au travail.
"Une très large majorité des salariés (71 %) estime consacrer moins de 20 % de leur journée de travail à des tâches automatisables."

Jusqu’à 2 heures gagnées chaque jour


Puisque l’intelligence artificielle permet d’automatiser les tâches rébarbatives au travail, 90 % des sondés (salariés et chefs d’entreprise) espèrent gagner en efficacité. 58 % des salariés pensent qu’au moins une partie de leur job pourrait être automatisée. Cette perspective séduit davantage les professionnels des télécommunications (47 %) et du secteur financier (43 %), que ceux de la vente (34 %) et de l’industrie du divertissement (32 %).
Mais pas de quoi avoir peur pour leur job, car une très large majorité des salariés (71 %) estime consacrer moins de 20 % de leur journée de travail à des tâches automatisables. Le gain de temps pourrait tout de même être intéressant : 52 % des salariés pensent pouvoir gagner jusqu’à 2 heures dans une journée de travail grâce à l’intelligence artificielle.
 

Les tâches pour lesquelles ils ne comptent pas sur l’IA


Aujourd’hui, 13 % des entreprises interrogées utilisent déjà l’intelligence artificielle au quotidien notamment pour la résolution de problèmes technologiques, le traitement de données et la gestion du temps. Du point de vue des salariés, leur entreprise pourrait facilement automatiser des tâches comme le traitement des données, la comptabilité et la définition des objectifs. En revanche, ils pensent qu’une IA pourrait difficilement assumer des tâches à valeur humaine ajoutée, comme le management, le recrutement ou encore la communication interne de l’entreprise.
*Enquête réalisée en partenariat avec l’institut KRC Research et le professeur Arun Sundararajan de l’Université de New York et menée en ligne auprès 202 employés et 200 chefs d’entreprise, aux États-Unis en avril 2017.

La rédaction