Ce que regardent les recruteurs sur un CV d'approvisionneur

Assurer le suivi des fournisseurs, gérer les approvisionnements et les flux, éviter les ruptures de stocks autant que les surstocks... Le quotidien des approvisionneurs n’est pas de tout repos. Découvrez les éléments déterminants d’un CV sur lesquels les recruteurs s’appuient pour embaucher.

Le secteur d’activité et le type de flux


Approvisionneur est un métier qui peut se pratiquer dans à peu près tous les secteurs d’activité. « Or, on n’approvisionne pas des boîtes de conserve dans la grande distribution comme on gère des pièces mécaniques pour la fabrication de véhicules », annonce Mickaël Ledru, manager supply chain pour le cabinet Hays. Il est par conséquent indispensable de clairement préciser le ou les secteurs d’activité que vous maîtrisez : automobile, aéronautique, sidérurgie, distribution, agroalimentaire… Une information qu’il est possible d’indiquer dès le titre du CV (ex : approvisionneur spécialisé dans la grande distribution) et surtout dans la partie consacrée aux expériences professionnelles. La raison ? « Selon les secteurs d’activité, ce ne sont pas les mêmes problématiques ni les mêmes types de flux à gérer », répond Cédric Simon, responsable du cabinet Adameofil. Le type de flux est d’ailleurs également à préciser impérativement : entrepôts, boutiques, usines de production… Pour chaque expérience professionnelle passée, vous devez ainsi non seulement donner des éléments classiques de dates et nommer l’employeur mais également indiquer ce type de détails que résume Mickaël Ledru : « Par exemple "approvisionneur de pièces mécaniques de trois entrepôts en France et d’une usine de production de tel sous-traitant dans l’électroménager". »
"Trois à quatre postes sur cinq d'approvisionneur actuellement sur le marché nécessite de maîtriser au moins un anglais professionnel. Ce qui correspond à un score TOEIC de 800 à 850."

Taux de rotation du stock et réglementations


Le CV peut permettre d’emblée au candidat approvisionneur de montrer qu’il s’y connaît dans ce métier par l’insertion de mots-clés tels que ceux-ci : gestion des commandes, gestion des stocks, fournisseurs, indicateurs de performance… Autant d’éléments qui peuvent là encore permettre d’en savoir plus sur les missions accomplies par le candidat lors de ses expériences précédentes. « Ce sont des précisions qui nous donnent de précieux indices sur le profil du candidat, indique Julien Allix, consultant senior Fed Supply. Si par exemple il a travaillé dans l’approvisionnement de produits agroalimentaires, il connaît les réglementations liées au respect de la chaîne du froid. » Des mots-clés qu’il faut bien évidemment rattacher avec des chiffres-clés, « le métier d’approvisionneur étant en plus une activité où il faut savoir jongler avec des chiffres, des taux et des résultats comptables précis », comme le fait remarquer Mickaël Ledru. Ces éléments chiffrés peuvent être le nombre de fournisseurs et de prestataires à gérer, le taux de rotation du stock, le taux de service, le nombre de référence, etc.
 

Une formation en logistique


« Le candidat a-t-il une formation spécifique en logistique ou pas ? C’est une des premières choses que va vérifier un recruteur », prévient Cédric Simon. S’il n’existe pas forcément de grands prérequis pour exercer ce métier, un minimum de bagage de formation est tout de même exigé, reconnaît Mickaël Ledru : « Un bac +2/3, c’est une bonne base, par exemple le DU GOL (Diplôme universitaire Gestion des opérations logistiques) ou le BTS QLIO (Qualité logistique industrielle et organisation. » Il est néanmoins de plus en plus fréquent, observe Julien Allix, « de voir des approvisionneur avec un niveau d’études à bac +5, école de commerce avec une dernière année en spécialisation en supply chain. »
 

Un indispensable bagage de logiciels informatiques


Le logiciel référent du métier d’approvisionneur étant SAP, il est conseillé de le maîtriser et de l’indiquer dans une rubrique spécifique consacrée aux compétences informatiques. « D’autres logiciels peuvent être utiles : AS/400, Sage, la base Oracle, Generix, Business Objects… », complète Julien Allix. Il est recommandé également de noter ses quelques connaissances en ce qui concerne l’incontournable pack Office et notamment le logiciel Excel. « On n’exigera généralement pas que le candidat soit un expert mais au moins qu’il maîtrise des incontournables tels que Recherchev et les tableaux croisés dynamiques, importants pour la gestion des approvisionnements et des stocks », préconise Mickaël Ledru.
 

La maîtrise de l’anglais professionnel au minimum


« Il est devenu de plus en plus important dans ce métier de parler anglais, observe également Julien Allix. Dans le cas contraire, cela peut être un frein. » Mickaël Ledru calcule que « trois à quatre postes sur cinq d’approvisionneur actuellement sur le marché nécessite de maîtriser au moins un anglais professionnel ». Ce qui correspond à un score TOEIC (Test of English for international communication) de 800 à 850, niveau qui sera dans tous les cas vérifié ensuite en entretien.

La rédaction