Ce que regardent les recruteurs sur un CV d'assistant de direction

L’assistant de direction joue un rôle clé au sein d’une entreprise. À la fois bras droit d’un cadre dirigeant, collaborateur et confident, ce poste n’est pas pourvu à la légère. Comment les recruteurs s’y prennent-ils pour repérer en quelques secondes les meilleurs CV ? Leurs conseils aux candidats.

Une mise en page rigoureuse


« On demande d’un assistant qu’il soit bien organisé. Son CV doit refléter cette qualité », estime Virginie Deryckx, présidente de Deryckx Recrutement, cabinet spécialisé en assistanat de direction. Mieux vaut donc bien soigner la forme avec une mise en page rigoureuse. « Les rubriques doivent être faciles à lire, avec des blocs-textes aérés, poursuit Virginie Deryckx. Le métier requiert également des capacités de synthèse qui doivent ressortir de votre CV. Jusqu’à 40 ans au moins, les candidats doivent pouvoir résumer leur parcours sur une page. » Au-delà, une deuxième page peut être préférable pour éviter d’avoir à réduire la taille de caractère et les espacements. « Toujours concernant la forme, il est indispensable de soigner l’orthographe, recommande Christine Velardo directrice associée du cabinet Seref Consultants. Assistant de direction est un métier de communication écrite et orale, il faut aussi que cette qualité ressorte. »
"CV chronologique ou par compétences ? Les recruteurs préfèrent la première option. Les compétences d’un bon assistant de direction sont connues. Ce n’est pas là que la différence se fait."

La spécialité de l’assistant de direction


En en-tête doit figurer un titre précis, qualifiant la spécialité du candidat. Exemples : "Assistant de direction bilingue anglais" ou "Assistant de direction commerciale". « Il est préférable que ce titre fasse écho au poste à pourvoir », conseille Christine Velardo. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de préciser bilingue si vous postulez dans une PME à l’activité franco-française… « En exergue de ce titre, vous pouvez aussi ajouter quelques mots-clés », observe Christine Velardo. En dessous, en plus petits caractères, précisez par exemple le secteur d’activité dans lequel vous exercez : assistant de direction banque d’affaires, grande distribution, etc. Ou bien encore, vous pouvez donner votre ancienneté. Exemple : assistant de direction, 8 ans d’expérience. En revanche, Jérémy Jouanneau, consultant chez Hays, ne recommande pas l’utilisation de termes du type" polyvalent", "esprit d’initiative", "bon relationnel". La raison ? « Ils sont trop communs et finissent par ne plus rien dire, il est préférable de ne rien mettre. »
 

Assistant pour qui ? Pour quoi ?


CV chronologique ou par compétences ? Les recruteurs interrogés préfèrent la première option. « Les compétences d’un bon assistant de direction sont connues : capacités à mener une réunion, gestion d’agenda… Ce n’est pas là que la différence se fait entre candidats », justifie Jérémy Jouanneau. Mieux vaut donc mettre l’accent sur les expériences passées, surtout si elles sont prestigieuses. « Si vous avez été assistant d’un dirigeant connu, vous pouvez le nommer, ça affiche tout de suite un pédigree », poursuit ainsi Jérémy Jouanneau. Exemple : 2010 à 2014, assistant de direction trilingue dans le groupe bancaire X auprès de M. Y, directeur de la branche Europe de l’Ouest. Cette rubrique consacrée aux expériences professionnelles passées est aussi l’occasion pour les assistants de direction de montrer ce dont ils sont capables, ajoute Christine Velardo : « Il est même encouragé d’insérer le plus possible d’éléments chiffrés. Si vous avez mené à bien la conduite d’un séminaire réunissant 1 200 personnes par exemple, c’est un cas significatif. »
 

Informatique, langues étrangères et activités extra-professionnelles


Comment agencer le bas du CV, sous la partie consacrée aux expériences ? Christine Velardo préconise un découpage en trois rubriques : « Une première sur le parcours de formation, en privilégiant le dernier diplôme en lien avec le métier (exemple : BTS Assistant de manager, en remontant au maximum jusqu’au bac), une seconde sur les compétences (exemple : la maîtrise d’outils informatiques et de langues étrangères, en s’appuyant si possible sur un élément concret comme le TOEIC pour l’anglais) et enfin une troisième consacrée aux activités extra-professionnelles. » Si elle n’est pas capitale, cette dernière rubrique peut permettre aux assistants de direction de gagner des points, assure Jérémy Jouanneau : « Si vous signalez par exemple que vous pratiquez un sport en compétition, ça peut démontrer votre abnégation », une valeur qui compte pour pratiquer ce métier où il faut sans cesse jongler avec des emplois du temps compliqué et relancer des gens par téléphone ou par mail pour caler des rendez-vous.
 

La rédaction