Ce que regardent les recruteurs sur un CV de comptable

En charge de la tenue des comptes et en grande partie responsable de la santé financière d’une entreprise, le comptable est un expert des chiffres qui se doit d’être rigoureux ainsi que doté d’un sens aigu de l’analyse et de la synthèse. Autant de qualités qui doivent transparaître sur un CV.

Clarté et sobriété, les qualités d’un bon comptable


« Comptable est un métier financier qui nécessite de la rigueur et de bonnes capacités de synthèse. Par conséquent, la mise en page et la taille du CV peuvent être interprétées », assure Sophie Durand, consultante senior du cabinet spécialisé Fed Finance à Toulouse. Synthèse oblige, le CV doit impérativement tenir en une page pour les candidats avec moins de 10 ans d’expérience. « Encore trop de CV pèchent au niveau de la structure et ça ne joue pas en faveur d’une personne postulant à un poste de comptable, constate également Bruno Fadda, directeur associé chez Robert Half France. Il faut des pavés clairement identifiés, des dates précises, une charte des polices de caractère cohérente sur l’ensemble du document et un bon alignement des éléments. » Que le document donne le sentiment qu’il a été conçu par une personne à qui on pourra ensuite confier la rédaction des comptes de l’entreprise.
"Pour la rubrique consacrée à l’expérience professionnelle, il est important de pouvoir dimensionner le périmètre d’intervention du comptable, par des informations sur la taille de l’entreprise."

En-tête : spécialisation et disponibilité du comptable


L’en-tête du CV permet d’emblée d’indiquer la spécialité du candidat par le biais d’un titre. Exemples : comptable général, comptable fournisseur, comptable auxiliaire, comptable client… « Ce titre peut s’accompagner en exergue de quelques compétences clés, telles que la maîtrise d’un logiciel, d’une langue ou d’une norme, ajoute Bruno Fadda. Mieux vaut éviter en revanche l’utilisation de termes tels que "rigoureux" ou "autonome", des qualités personnelles qui seront plutôt vérifiées au cours de l’entretien. » 
 

Expérience professionnelle : dimensionner le périmètre d’intervention


« Pour la rubrique consacrée à l’expérience professionnelle, il est important de pouvoir dimensionner le périmètre d’intervention du comptable », préconise Bruno Fadda. Comment ? Par des informations sur la taille de l’entreprise ou du périmètre géré : effectifs, chiffre d’affaires, nombre de filiales couvertes par le candidat… Pour un profil comptable général en charge de la clôture, quel a été son périmètre d’action : révision ?  Écritures d’inventaire ? Établissement de la liasse fiscale ? « Le candidat peut aussi indiquer s’il a participé à des projets spécifiques : implantation d’un logiciel comptable ou remise à plat d’une procédure », conseille encore Bruno Fadda.
 

Formation : BTS Comptabilité-Gestion minimum


Côté formation, Sophie Durand recommande classiquement de « commencer par le dernier diplôme validé en rapport avec le métier de comptable, puis dérouler au maximum jusqu’au bac. » Le prérequis étant l’obtention d’un bac +2 de type BTS Comptabilité gestion, ou d’un diplôme de niveau 3 avec le Diplôme de comptabilité et de gestion (DCG).
 

Informatique : Excel mais pas seulement


La maîtrise des outils informatiques est primordiale pour ce métier, rappelle Edouard Hallé, recruteur chez Hays, qui recommande de « détailler les logiciels spécifiques au métier de comptable que vous maîtrisez : SAP, Ciel, JD Edwards, Oracle… » Excel est évidemment indispensable. « Là encore, n’hésitez pas à entrer dans le détail, poursuite Edouard Hallé. Maîtrisez-vous la gestion des macros ? la fonction Recherchev ? La gestion des tableaux croisés dynamiques ? » Autant d’éléments de différenciation par rapport à la concurrence.
 
Anglais professionnel apprécié
Les langues peuvent aussi faire l’objet d’une rubrique, en précisant le niveau pour chacune d’entre elles. Par exemple anglais courant ou opérationnel. « Pour un comptable, en général, un TOEIC de 650 à 700 de moins de cinq ans est apprécié », évalue Edouard Hallé. « Si vous n’avez pas de telles références à indiquer, vous pouvez préciser dans quel cadre la langue étrangère a déjà été utilisée, observe Bruno Fadda. Par exemple, dans le cadre d’un reporting en anglais vers la maison-mère… »
 

Trésorier dans une association apprécié


Quid enfin de la rubrique consacrée aux activités extra-professionnelles ? « Elle peut permettre d’amener une discussion au cours de l’entretien », répond Sophie Durand. Et quelle type d’activité est susceptible de susciter l’intérêt d’un recruteur pour ce type de poste ? « Idéalement, une activité en lien avec des chiffres, estime Edouard Hallé. Si vous avez une responsabilité de trésorier d’une association par exemple, c’est évidemment à signaler. »
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La rédaction