Ce que regardent les recruteurs sur un CV de technicien de maintenance

Tous les secteurs d’activité ou presque ont besoin de techniciens de maintenance. Très sollicités, ils sont là pour prévenir d’éventuelles pannes et empêcher l’interruption d’une production. Comment les recruteurs font-ils pour repérer les meilleurs éléments ? Leur quête commence par une étude minutieuse des CV.

La stabilité du technicien


« Technicien de maintenance est un métier en forte tension, explique Jean-Marc Meillaud, dirigeant du cabinet Praxion. C’est la raison pour laquelle on sera prioritairement attentif à la durée des missions. » Dans la rubrique consacrée aux expériences professionnelles de votre CV, si le recruteur s’aperçoit que vous faites des sauts de puce d’un employeur à un autre, ça ne sera généralement pas bien vu. « C’est le gage d’un technicien avec une vision à court terme de sa carrière, capable d’aller voir ailleurs pour une petite hausse de salaire, ce qui ne donne pas envie de s’engager avec lui », enchérit Julien Louis, manager chez Fed Ingénierie. Hors cas particuliers de candidats enchaînant les CDD ou missions intérimaires, il est préférable de rester au minimum 24 mois au sein d’une même entreprise.
"Technicien de maintenance est un métier pragmatique, fait remarquer Julien Louis. Les candidats doivent donner un maximum de détails pour cerner leur périmètre d’intervention."

Ses secteurs d’activité


Il importe aussi que le technicien de maintenance précise son ou ses secteurs d’activité privilégiés. « Dans la rubrique consacrée au parcours professionnel, vous ne devez pas vous contenter de donner le nom des entreprises mais leurs secteurs d’activité, par exemple "Nestlé" puis "agroalimentaire" juste après, ce qui permet au recruteur de tout de suite cerner les prédominances du candidat », développe Marjory Sanchez, directrice du cabinet Axxens RH. En effet, si la personne n’a travaillé que dans l’industrie automobile, peut-être y a-t-il des candidats plus pertinents à privilégier pour un poste à pourvoir dans la grande consommation… « Pour faciliter la lecture du CV, il est appréciable qu’apparaisse dès le titre le secteur d’activité de prédilection du candidat », préconise Marjory Sanchez. Exemple : technicien de maintenance agroalimentaire.
 

Son périmètre d’intervention


« Technicien de maintenance est un métier pragmatique, fait remarquer Julien Louis. Les candidats doivent donner un maximum de détails pour cerner leur périmètre d’intervention. » Dans le détail de chacune des expériences professionnelles passées, il est ainsi indispensable d’indiquer des éléments sur l’environnement de travail (les missions sont-elles sédentaires ou itinérantes ?), le rythme (travail de nuit, en 3x8 ?) et surtout les équipements de travail. « Le recruteur doit savoir sur combien de lignes de conditionnement le candidat a travaillé, avec quels types de robot ou de matériel, sur quels outils », insiste Julien Louis. Une spécialisation qui peut là encore être précisée dès l’en-tête, par des titres du type "technicien de maintenance chauffagiste" ou "technicien frigoriste".
 

Habilitations en cours et logiciels maitrisés


En complément de la rubrique consacrée aux expériences professionnelles, une autre doit figurer sur le CV : celle concernant les compétences du candidat. « Dans le cas d’un technicien de maintenance, ces compétences concernent surtout ses habilitations », constate Julien Louis. Habilitation électrique, haute tension, travail en hauteur, manipulation de chariot d’élevage ou de nacelle… Autant d’éléments de maîtrise validés par un diplôme ou un certificat. « Le plus commun et indispensable pour un technicien de maintenance, c’est le CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité), pour la conduite d’engins de chantier », observe Jean-Marc Meillaud. Ces habilitations ayant une durée de vie limitée, il faut bien signaler la date d’obtention. Autre compétence à signaler : la maitrise de logiciels de GMAO (Gestion de maintenance assisté par ordinateur). « La connaissance de la gamme CARL Master est un plus par exemple », estime Julien Louis.
 

Une formation raccord au métier de technicien


Quid de la rubrique consacrée à la formation ? « Comme dans tout CV, elle est incontournable, même s’il n’y a pas de grands prérequis dans ce métier », signale Marjory Sanchez. Son importance concerne surtout les jeunes candidats peu expérimentés, qui sont généralement diplômés d’un niveau BEP à bac +2. « On privilégie les candidats à partir d’un Bac pro de type MEI (Maintenance des équipements industriels), si possible avec une spécialité électrotechnique ou électromécanique », recommande Julien Louis.
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La rédaction