Comment relancer un recruteur... et qu'il aime ça ?

Relancer un recruteur, une perte de temps ? Si c’est ce que vous pensez, vous avez tort. Découvrez comment certains candidats font la différence avec un simple email ou un coup de téléphone.

Faire atterrir son CV au dessus de la pile ou confirmer son enthousiasme pour un poste,… Les avantages d’une relance sont nombreux. Pourtant, « peu de candidats nous recontactent après avoir envoyé leur candidature ou après avoir été reçu en entretien », regrette Marie Rambaud, responsable national recrutement et gestion des carrières chez Simply Market. Une erreur tactique selon Guillaume Broquerie, chasseur de tête au sein du cabinet William Hunt, qui précise que se rappeler au bon souvenir du recruteur est « vivement conseillé ». Voire même obligatoire à l’issue d’un entretien d’embauche. « Je me souviens d’un candidat que mon client et moi avions reçu. Il a été le seul à nous relancer. Cette stratégie lui a permis de gagner des points alors qu’il n’était pas le plus pressenti pour le poste », raconte Lionel Neveux, consultant au sein du cabinet Attitudes.
 

Le plus efficace : la relance téléphonique


Le téléphone est certainement le moyen le plus efficace pour effectuer une bonne relance. En particulier si vous souhaitez contacter un recruteur 4 ou 5 jours après avoir envoyé votre candidature. Non seulement cette stratégie est un bon moyen de vous assurer que votre dossier est arrivé à bon port, mais elle vous permet aussi de vérifier qu’il a été adressé au bon interlocuteur. « Je préfère que les candidats me relancent par téléphone car on obtient généralement, par le dialogue, plus d’informations que par mail et un candidat peut argumenter ou lever un doute sur sa candidature », confirme Guillaume Broquerie. « Les coups de téléphone des candidats ne me dérangent absolument pas, ajoute de son côté Guillaume Pâris, consultant au sein du cabinet JP Consultant. Toutefois, avant d’effectuer une relance, il faut qu’ils soient sûrs que leur profil corresponde véritablement aux exigences du poste. »
Exemple 1 :
« Je fais suite à un courrier que je vous ai adressé le 1er septembre à propos du poste d’analyste financier qui est à pourvoir dans votre société. Pouvons-nous prendre rendez-vous pour en parler de vive voix, à moins que vous ne soyez disponible de suite ? »
Exemple 2 :
« Je m’appelle Marie Dupont et je me permets de vous téléphoner pour faire suite à notre entretien du lundi 29 août. Auriez-vous quelques secondes à m’accorder ? Je souhaitais savoir si vous aviez des éléments à partager avec moi concernant le poste. »

Marre de relancer ? Déposez votre CV dans notre CVthèque utilisée par plus de 15 000 recruteurs
 

L’étape obligatoire après entretien : la relance par mail


« J’apprécie particulièrement les candidats qui m’envoient un mail, dès le lendemain de l’entretien, pour me confirmer leur intérêt pour le poste. C’est l’occasion, pour eux, de m’expliquer en quelques lignes ce qu’ils ont pensé de notre rencontre et de rappeler leurs compétences-clés, estime Marie Rambaud. »
Pour Lionel Neveux, la relance par mail est encore plus efficace si elle est argumentée. « J’avais reçu en entretien un candidat pour un poste de responsable de business développement. Quatre jours après notre rencontre, il m’a adressé un mail dans lequel figurait une mini-étude de marché. C’est la relance la plus pertinente que j’ai connue. Elle traduisait son esprit de synthèse et sa motivation. Grâce à cet effort, il est sorti du lot et a décroché le poste. »
Exemple 1 :
« Monsieur, je souhaite de nouveau vous confirmer mon plus vif intérêt pour le poste de chargé de marketing qui est à pourvoir. Mes expériences chez X et X et les compétences que j’y ai développées seraient tout à fait utiles dans l’exercice du poste que vous proposez. A toutes fins utiles, je vous joins mon CV et ma lettre de motivation. »
Exemple 2 : « Je tenais à vous remercier pour l’accueil que vous m’avez réservé hier et vous confirmer mon intérêt pour le poste d’intégrateur web. J’ai bien noté que vous étiez à la recherche d’un profil maîtrisant Flash. Comme nous l’avons évoqué, j’ai eu l’occasion, lors de mon précédent poste, d’utiliser ce langage de programmation. Cela m’amène à penser que je serais parfaitement opérationnel dans les fonctions que vous voudrez me confier. »
 

Ce qu’il faut ABSOLUMENT éviter de faire !


Harceler le recruteur. Après deux semaines d’attente, le recruteur ne vous a toujours pas donné de réponse ? Contenez votre impatience et ne soyez pas trop insistant. « Appeler le recruteur quatre fois par jour mettra un voile sur votre candidature », rappelle Lionel Neveux.
Ne pas respecter le timing. à la fin de l’entretien, le recruteur vous a précisé qu’il vous rendrait sa réponse sous 15 jours. Inutile, par conséquent, de le recontacter 48 heures après votre rencontre. « Je me souviens avoir reçu un candidat en entretien début juillet et je lui avais précisé qu’il faudrait attendre le mois de septembre avant d’avoir une réponse. Il m’a recontacté par téléphone et par mail durant tout l’été, notamment pendant mes vacances. C’est une attitude maladroite », estime Guillaume Pâris.
Fixer des échéances. « Il me faut absolument une réponse avant la fin de la semaine » est une phrase à ne pas dire à un recruteur. Si vous avez d’autres opportunités, informez-le, lors de votre relance, en précisant que votre préférence va à son entreprise.

La rédaction