CV assistante juridique

Une spécialiste du recrutement nous dévoile les critères essentiels à indiquer dans son curriculum vitae lorsqu’on postule à un emploi d’assistant juridique. Il commente pour Keljob le CV d’une assistante juridique et analyse les forces et les faiblesses de la candidature. Des conseils à retenir pour votre propre CV.

Un candidat en recherche d’un poste d’assistant juridique doit, tout d’abord, s’assurer que son CV est irréprochable en matière d’orthographe et de mise en forme. Prouver sa rigueur à travers un document parfaitement agencé est indispensable, mais s’engager noir sur blanc sur sa capacité à écrire impeccablement en français (et en anglais), c’est encore mieux.
 
Dans cet environnement où le droit est roi, chaque mot compte : le curriculum vitae doit être précis pour inspirer confiance. Plutôt que de mentionner simplement son expertise en matière d’organisation et de saisie, spécifiez, par exemple, votre capacité à préparer un conseil d’administration ou à classer des documents juridiques.
 
À noter que le BTS Assistant de direction obtient souvent les faveurs des recruteurs. Pour autant, la qualité des expériences professionnelles peut également permettre au candidat de sortir du lot. Avoir déjà travaillé dans un service juridique ou dans un cabinet d’avocat est très apprécié.
 

Voici l’exemple d’un CV assistant juridique commenté par Shirley Maffre, directrice du cabinet Progressis.



Analyse de ce modèle de CV Chargé de communication par Shirley Maffre, directrice du cabinet Progressis.


 

Les règles de forme respectées


« À première vue, ce CV semble correctement mis en page, constate Shirley Maffre. Attention toutefois aux fautes de frappe, aussi minuscules soient-elles. » Elles peuvent d’emblée disqualifier un candidat.
 

Gare aux omissions !


La candidate n’a pas cru bon de parler de son niveau d’anglais. « Un vrai problème, juge la directrice du cabinet. Avec un Bac+2, elle devrait au moins mentionner que son anglais est scolaire ».
 
Autre point noir : « On ne connaît pas la durée exacte de ses expériences ni ce que la candidate a fait depuis 2006 ». S’il ne s’agit pas de s’étendre sur des explications personnelles, montrer que l’on est resté actif – à travers des actions associatives par exemple - est important pour rassurer l’employeur.
 

Un CV maladroit


« Bien que la formation de la candidate soit idéale, son expérience professionnelle, en revanche, est en décalage avec le titre du CV. » Adapter la dénomination des compétences au secteur juridique serait plus habile.
 

Verdict ?


« Si j’ai peu de CV sous la main, j’envisagerais un entretien pour creuser les zones d’ombre, explique Shirley Maffre. Mais il y aura sans doute des profils moins incertains qui me feront écarter cette candidate », conclut-t-elle.

La rédaction